Immersion dans des paysages urbains avec cet artiste du Sud-Gironde : une expo insolite à découvrir à Saint-Macaire

La galerie située à l’étage de la boutique associative Simone et les Mauhargats à Saint-Macaire (Gironde) a rouvert ses portes. Pour marquer ce renouveau, l’artiste espagnol Antonio Barbero y dévoile une cartographie imaginaire où la ville devient un corps vivant. Le 19 rue Carnot vrombit de nouveau. Après une phase de travaux nécessaire, l’espace d’exposition de la cité médiévale a repris du service le 22 mars dernier. Pour cette inauguration, le choix s’est porté sur le travail singulier d’Antonio Barbero. Plasticien et enseignant, cet artiste de Saint-Pierre d’Aurillac, installé en France depuis 2012, propose une immersion dans des paysages urbains d’un genre nouveau, entre récupération et haute technologie.

La ville comme un organisme vivant

Dans cette exposition, Antonio Barbero ne se contente pas de peindre des structures ; il dissèque l’urbanisme. En utilisant des matériaux de rebut – carton, plâtre, branches – qu’il marie à des composants électroniques et des circuits imprimés, il crée des « quartiers » qui semblent respirer. L’utilisation de ces composants électroniques n’est pas sans rappeler qu’Antonio, petit, était fasciné par les circuits démontés par son père, réparateur de téléviseurs.

Sa démarche tend à révéler l’interdépendance de nos lieux de vie. Ici, chaque fragment de ville est pensé comme un organe. Les rues deviennent des vaisseaux sanguins, les places des cœurs battants, formant un tout indissociable.

L’artiste nous invite à comprendre que sous le béton et la pierre, il existe un réseau invisible d’interconnexions qui lie chaque quartier, chaque habitant, à l’image d’un système biologique complexe.

« 2e lecture derrière les apparences »

Le jour de la réouverture, l’expérience a particulièrement marqué les esprits. Un visiteur, explorant les installations une lampe torche à la main, a partagé son émotion : « Au premier coup d’œil, on est face à une architecture brute qui jaillit littéralement du cadre. C’est impressionnant, presque chaotique. Mais dès que l’on promène la lumière de la torche sur l’œuvre, tout change. On découvre alors un réseau fluorescent, des connexions secrètes qui s’allument dans l’ombre. »

Un habitué des terres macariennes

Antonio Barbero est un visage familier du Sud-Gironde. On se souvient de ses performances lors du festival Un été particulier à Saint-Macaire ou de son passage remarqué au Chemin des Arts à La Réole en 2024. Avec cette nouvelle exposition, il confirme son ancrage local tout en transportant le public vers des réflexions universelles sur notre manière d’habiter le monde.

Entrée libre aux horaires d’ouverture de la boutique. À découvrir jusqu’au 14 juin.

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Source : Le Républicain Langon

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