Essence en pénurie : les promesses de l’extrême droite se heurtent à la réalité des stations vides
Le fait principal
Alors que les prix des carburants continuent d’atteindre des sommets, 16,5 % des stations-service en France manquent d’essence ou de gazole ce lundi. Une situation qui pousse les automobilistes à jouer à un jeu de cache-cache pour faire le plein.
Ce qui s’est passé
Selon les données de Selectra, 1 610 stations sur 9 759 sont en rupture sur au moins un carburant. Parmi elles, 1 076 stations, soit 11 % du réseau, n’ont plus ni essence ni gazole disponible. En l’espace de quelques jours, ce chiffre a grimpé, passant de 11 % le 18 septembre à 15 % le 20 septembre.
Le contexte
Les perturbations ne sont pas uniformes : le Grand Est et les Pays de la Loire sont particulièrement touchés. À Paris, c’est un véritable cauchemar pour les automobilistes, avec 31,9 % des stations à sec. Cela fait écho à un déséquilibre entre les livraisons et la demande, exacerbée par le plafonnement des prix par TotalEnergies. Le ministre délégué à l’Énergie, Maud Bregeon, a révélé que 86 % des stations en difficulté appartenaient à cette entreprise.
Les chiffres à retenir
- 1 610 stations en rupture sur 9 759.
- 31,9 % des stations à Paris touchées.
- SP95 : 23,7 % des stations en rupture.
- SP95-E10 : 17 % des points de vente concernés.
- Gazole : environ une station sur huit sans disponibilité.
Ce que cela révèle
La réalité est cruelle : alors que le gouvernement appelle à une « totale mobilisation » sur l’approvisionnement, les citoyens se retrouvent dans une situation de pénurie. La promesse de TotalEnergies de plafonner les prix semble plus une opération de communication qu’une véritable solution. Les automobilistes, pris en étau entre des prix exorbitants et des stations à sec, commencent à se demander si l’État est vraiment à la hauteur de la situation.
Ce qu’il faut retenir
En somme, la pénurie de carburant est le symptôme d’un système à bout de souffle. Alors que les prix flambent et que les stations se vident, il est clair que les promesses gouvernementales ne suffisent plus. Les automobilistes, eux, n’ont d’autre choix que de se battre pour remplir leurs réservoirs, ou de se préparer à une réalité sans essence.
Source : Selectra
