Une nouvelle épidémie d’Ébola a été confirmée dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo (RDC). Selon l’Africa CDC, quatre décès ont été attribués au virus en laboratoire, et 246 cas suspects, dont 65 mortels, ont été recensés. Cette fièvre hémorragique, hautement contagieuse, a causé environ 15.000 décès en Afrique au cours des 50 dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RDC, survenue entre 2018 et 2020, a fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades.
L’agence sanitaire de l’Union africaine (UA) suit la situation de près et a organisé une réunion de coordination urgente avec la RDC, l’Ouganda, le Soudan du Sud et des partenaires internationaux pour renforcer la surveillance transfrontalière et les efforts de lutte contre l’épidémie.
La présence du virus a été confirmée dans 13 des 20 échantillons testés à Kinshasa, la capitale de la RDC. Des cas suspects ont également été identifiés à Bunia, capitale de la province de l’Ituri, et sont en attente de confirmation. Cette épidémie est la 17e d’Ébola en RDC depuis l’identification de la maladie en 1976. La dernière épidémie, déclarée en août 2025, a causé au moins 34 décès avant d’être déclarée éradiquée en décembre.
Le virus se transmet par les fluides corporels, avec des symptômes tels que fièvre, vomissements, saignements et diarrhées. Les personnes infectées deviennent contagieuses après l’apparition des symptômes, généralement après une période d’incubation de deux à 21 jours. L’est de la RDC est en proie à des violences depuis plus de 30 ans.
LSI AFRICA avec AFP.




