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Face à une augmentation de la pauvreté, deux épiceries solidaires se sont rapprochées dans le Finistère : Douarnenez et Pleyben. D’autres devraient suivre dans le département. Le but est tout simple : acheter en masse pour payer moins cher et donc revendre encore moins cher aux bénéficiaires.
Un paquet de pâtes à 10 centimes, une boîte de sardines à 16 centimes, du café lyophilisé à peine plus cher ; les prix pratiqués par l’épicerie solidaire du centre communal d’action sociale de Douarnenez sont sans commune mesure avec ceux pratiqués dans les commerces et grandes surfaces. Des prix réservés cependant aux bénéficiaires de ces structures communales, comme nous l’explique cette jeune femme, mère de deux enfants.
J’ai droit à 6 euros par mois, 4 pour moi et 2 pour mes enfants.
Une jeune maman de deux enfants,bénéficiaire de l’épicerie solidaire du centre communal d’action sociale de Douarnenez
Comme elle nous l’explique, cette jeune femme qui remplit les critères de bénéficiaire, paye une cotisation mensuelle au centre communal de Doarnenez et peut ainsi bénéficier de l’épicerie sociale: « Moi, j’ai droit à 6 euros d’achat, 4 euros pour moi et 2 euros pour mes enfants. Je viens deux fois dans le mois, ce qui me permet d’acheter en fonction de mon budget et ce dont j’ai besoin sur l’épicerie. Il y a des produits à 8 centimes, d’autres à 12 et cela va jusqu’à 18 centimes ».
La jeune maman qui ne dispose que de petits moyens aurait pu à un moment bénéficier des Restos du Coeur mais n’a jamais osé franchir la porte de l’association : « je préfère payer ma part et acheter plutôt que d’avoir les produits gratuitement, c’est comme cela, c’est moral. C’est pour cela que cette formule de l’épicerie sociale me va bien » explique-t-elle.
Et pour offrir des tarifs encore plus intéressants à ses bénéficiaires, Douarnenez s’est associée à la commune de Pleyben. L’idée est de réaliser des achats groupés afin de prendre de plus gros volumes et de devenir une force de négociation lors des démarches communes auprès des fournisseurs locaux.
On est plus fort à plusieurs.
Patrick Person,maire adjoint de Pleyben, en charge des solidarités
Selon Patrick Person le maire adjoint de Pleyben, « on est plus fort à plusieurs. Avec des volumes importants, on peut avoir des rabais en conséquence. De même, quand il y a des dons de produits proposés en gros volumes, on peut plus facilement les accepter, les stocker puis les dispatcher entre les deux épiceries sociales ».
L’idée paraît toute simple mais ce serait une première en France. L’initiative a été lancée en janvier 2025 dans un contexte de pauvreté grandissante pour une part croissante de la population.
C’est que les chiffres de la demande sociale ne font qu’augmenter. « Depuis cinq ans, on a vu une explosion de la demande des bénéficiaires pour l’épicerie sociale. On est passé de 70 bénéficiaires à, à peu près, 520 aujourd’hui. Une progression en forte hausse surtout depuis le Covid. Et c’est général sur tout le département » explique Françoise Laouenan-le-Lec, la maire adjointe de Douarnenez, déléguée à l’action sociale. À Pleyben le nombre de bénéficiaires est passé en 20 mois de 70 à 190.
L’idée fait son chemin et Landerneau vient de rejoindre les deux premières communes. À terme, les 13 épiceries solidaires communales du Finistère pourraient faire leurs achats en commun.
(Avec Julien le Bot)
Épiceries Solidaires : Quand la Solidarité Devient un Business
Face à une pauvreté galopante, deux communes du Finistère se regroupent pour acheter moins cher. Une belle initiative, mais à quel prix ?
Dans un monde où les prix flambent et où les aides sociales semblent aussi rares qu’un bon sens politique, les épiceries solidaires de Douarnenez et Pleyben ont décidé de s’unir. Leur plan ? Acheter en masse pour revendre à prix cassés. Une stratégie qui, à première vue, semble aussi brillante qu’un paquet de pâtes à 10 centimes. Mais derrière cette façade de solidarité, que se cache-t-il vraiment ?
Ce qui se passe réellement
Les prix pratiqués par l’épicerie solidaire de Douarnenez sont à faire pâlir d’envie n’importe quel supermarché : 10 centimes pour un paquet de pâtes, 16 centimes pour une boîte de sardines. Des tarifs réservés aux bénéficiaires, comme cette jeune mère de famille qui, avec ses 6 euros par mois, jongle entre ses besoins et ceux de ses enfants. Elle préfère « payer sa part » plutôt que de se rendre aux Restos du Cœur. Une belle morale, mais à quel prix ?
J’ai droit à 6 euros par mois, 4 pour moi et 2 pour mes enfants.
Une jeune maman de deux enfants,bénéficiaire de l’épicerie solidaire de Douarnenez
Pour améliorer ces tarifs déjà défiant toute concurrence, Douarnenez et Pleyben s’associent pour réaliser des achats groupés. Comme le dit si bien Patrick Person, maire adjoint de Pleyben : « On est plus fort à plusieurs. » Oui, mais à quel prix pour les bénéficiaires ?
Pourquoi cela dérange
Cette initiative, bien que louable en apparence, soulève des questions. Pourquoi en est-on arrivé là ? Pourquoi des communes doivent-elles s’unir pour fournir des produits de première nécessité à des prix abordables ? Est-ce vraiment une solution à la pauvreté, ou un simple pansement sur une plaie béante ?
Ce que cela implique concrètement
La demande sociale explose : de 70 bénéficiaires à 520 en cinq ans à Douarnenez. Une progression qui fait froid dans le dos, surtout après le Covid. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, mais que fait l’État pour remédier à cette situation ?
Lecture satirique
Ironiquement, pendant que ces communes s’efforcent de sauver les meubles, les discours politiques continuent de promettre monts et merveilles. Les élus se pavanent sur les plateaux télé, vantant des politiques de solidarité, alors que sur le terrain, les gens doivent se battre pour quelques centimes. Une belle hypocrisie !
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation n’est pas unique. Aux États-Unis, des millions de personnes dépendent des banques alimentaires, tandis qu’en Russie, la pauvreté est souvent cachée sous le tapis d’un discours politique triomphant. Les parallèles sont troublants : la misère est souvent le prix à payer pour des promesses non tenues.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une généralisation de ces épiceries solidaires. Mais est-ce vraiment une solution pérenne ? Ou ne fait-on que masquer un problème structurel qui nécessite une vraie réforme des politiques sociales ?
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

En somme, cette initiative, bien que nécessaire, ne fait que mettre en lumière l’inefficacité des politiques sociales actuelles. Une belle leçon de solidarité, mais une triste réalité pour ceux qui en ont besoin.


