
Énergies renouvelables et centre de tri ultramoderne : le plan de l’île de la Réunion pour atteindre l’autonomie énergétique
La Réunion a atteint environ 93 % d’énergies renouvelables pour couvrir ses besoins en électricité, selon Gaëlle Gilboire, cheffe du service Stratégie territoriale de l’agence régionale de l’énergie et du climat, Énergies Réunion. Ce résultat, fruit d’un processus engagé, permet au territoire de se rapprocher de l’autonomie énergétique. La dernière pièce de ce dispositif est un centre de tri ultramoderne et une unité de valorisation énergétique, qui devraient, d’ici deux ans, détourner 240 000 tonnes de déchets de l’enfouissement et couvrir 10 % des besoins électriques de l’île.
Table des matières
Contexte factuel
Le développement des énergies renouvelables à La Réunion est devenu une nécessité, en raison de la législation imposée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) depuis la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015. Ce cadre législatif vise à réduire progressivement la dépendance aux énergies fossiles importées, notamment pour les zones non interconnectées au réseau métropolitain.
La centrale électrique du Port, exploitée par EDF, fournit 40 % de l’électricité de l’île et a remplacé le fioul lourd par du biodiesel. Parallèlement, les deux centrales thermiques du producteur Albioma, qui couvrent également 40 % des besoins, ont substitué le charbon par des pellets de bois et de la bagasse, un résidu de la canne à sucre.
Données ou statistiques
Actuellement, la bagasse représente entre 7 et 9 % des besoins en électricité, selon l’Observatoire de l’énergie de La Réunion. Toutefois, cette ressource est la seule d’origine locale. Geoffroy Mercier, directeur océan Indien d’Albioma, a précisé que l’île importe 750 000 tonnes de pellets de bois chaque année, en provenance d’Amérique du Nord, d’Europe et du bassin indo-pacifique. L’agence régionale de l’énergie et du climat mise également sur le photovoltaïque, qui représente 9,5 % de la production électrique, ainsi que sur l’éolien (0,5 %) et le biogaz (0,5 %), encore en phase d’émergence.
Conséquence directe
Ces initiatives visent à renforcer l’autonomie énergétique de l’île tout en répondant aux enjeux environnementaux actuels.
Source : Énergies Réunion



