
En Roumanie, une motion de censure signée avec l’extrême droite : « une ligne rouge » franchie par les sociaux-démocrates
Malgré le week-end prolongé du 1er Mai, traditionnellement associé à des vacances sur les bords de la mer Noire, la politique roumaine est suspendue au vote d’une motion de censure contre le premier ministre Ilie Bolojan, prévu pour le mardi 5 mai.
Ce texte, déposé le 28 avril par le Parti social-démocrate (PSD) et l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), a recueilli 254 signatures de parlementaires sur un total de 463. Ce chiffre dépasse largement les 233 votes nécessaires pour renverser le gouvernement.
Au sein du PSD, les voix dissidentes commencent à se faire entendre. Le maire de Buzau, Constantin Toma, a qualifié cette initiative de « suicide politique ». La sénatrice Victoria Stoiciu, qui a récemment soutenu une loi sur les féminicides, considère ce « pacte » avec l’extrême droite comme une « ligne rouge » à ne pas franchir. En désaccord avec cette alliance, elle a quitté le PSD, dénonçant une « normalisation des extrémismes ». Ancienne directrice de programmes à la Fondation Friedrich Ebert, elle avait rejoint le PSD en 2024, attirée par un renouveau au sein du parti.
Cette situation soulève des questions sur l’avenir politique du PSD et son positionnement face à l’extrême droite en Roumanie.
Source : Le Monde






