Les créations d’entreprises continuent de progresser en France : sur les quatre trimestres allant du dernier trimestre 2025 au troisième trimestre 2026, l’Insee en dénombre 1,279 million, micro-entrepreneurs compris. Ce total augmente de 12,2 % par rapport aux quatre trimestres précédents. Mais il s’agit d’immatriculations et d’autres événements statistiques, pas d’autant d’entreprises qui emploient, produisent ou dégagent déjà un revenu.

Une hausse portée surtout par les micro-entrepreneurs

Le chiffre publié le 16 octobre 2026 correspond à une période glissante de quatre trimestres, et non aux seules créations du troisième trimestre. Sur cette période, 427 000 créations sont recensées hors micro-entrepreneurs, contre 1 278 600 au total. La différence, soit environ 851 600, relève donc du régime de la micro-entreprise. Celui-ci représente près des deux tiers du total. (insee.fr)
La comparaison avec les quatre trimestres précédents précise la dynamique : le total est passé de 1 139 900 à 1 278 600, soit 138 700 créations supplémentaires (+12,2 %). Hors micro-entrepreneurs, la progression est plus modérée : de 399 500 à 427 000 (+6,9 %). Par différence, les créations sous le régime micro-entrepreneur contribuent à environ 111 200 de la hausse totale. Ces calculs décrivent l’évolution des nombres enregistrés ; ils n’en donnent pas les causes. (insee.fr)
La série montre une augmentation continue du total depuis les quatre trimestres se terminant au premier trimestre 2025, où 1 103 000 créations étaient recensées. Le nombre hors micro-entrepreneurs, lui, évolue moins fortement sur la période. Cette distinction compte : le total agrège des formes de création différentes et sa hausse ne signifie pas que toutes progressent au même rythme. (insee.fr)
Ce que recouvre une « création »
Le terme peut prêter à confusion. Dans cette statistique, l’Insee compte des créations d’unités légales : des entités juridiques enregistrées, qui peuvent être des sociétés ou des entrepreneurs individuels. La mesure peut aussi inclure certaines reprises d’activité ou réactivations, selon les critères statistiques retenus. Elle ne correspond donc pas toujours à l’ouverture d’une activité entièrement nouvelle au sens courant. (insee.fr)
La série est établie à partir du système d’information sur la démographie d’entreprises (SIDE), alimenté notamment par le répertoire Sirene. Elle couvre la France et les activités marchandes non agricoles. Les administrations et les activités agricoles ne font donc pas partie de ce périmètre. (insee.fr)
Un indicateur utile, mais qui ne mesure pas la réussite
Le nombre de créations renseigne sur les entrées dans le tissu économique et sur les formes juridiques choisies. Il ne permet pas, à lui seul, de savoir combien de ces unités sont encore actives plusieurs mois ou années plus tard, combien ont effectivement démarré leur activité, ni quels emplois ou revenus elles génèrent. Pour répondre à ces questions, il faut croiser les immatriculations avec des données sur l’activité, la survie des entreprises, l’emploi et le chiffre d’affaires.
La prudence est également nécessaire pour les comparaisons historiques : l’Insee signale que les données de 2023 et des trois premiers trimestres de 2024 sont peu fiables. Le mouvement récent est net dans les chiffres publiés, mais ces réserves limitent l’interprétation de certaines comparaisons avec cette période. En somme, la hausse indique davantage de créations enregistrées, surtout sous le régime micro-entrepreneur ; elle ne suffit pas à conclure à une amélioration générale de la santé des entreprises. (insee.fr)
Source : Tous les flux nationaux (hors séries chronologiques)
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