
Phénomène El Niño : les risques pour la Caraïbe
Selon plusieurs études internationales, le phénomène El Niño de 2026 pourrait être l’un des plus importants jamais observés, rivalisant avec celui de 1877, qui avait provoqué famines et crises majeures à travers le monde. Les températures océaniques pourraient augmenter d’environ 3 degrés, ce qui aurait des conséquences majeures, telles que : sécheresse dans certaines régions, inondation dans d’autres et perturbation des systèmes agricoles à l’échelle mondiale.
Le climat planétaire dépend du phénomène El Niño, qui trouve son origine dans l’anomalie des températures des eaux de surface. La survenue d’un événement El Niño, marqué entre 2026 et 2027, s’ajoutant à l’effet du changement climatique, augmenterait les probabilités d’observer une valeur de température moyenne supérieure au record précédent.
L’impact sur l’activité cyclonique
Le phénomène impacte également l’activité cyclonique. Lors d’épisodes d’El Niño, des conditions plus humides sont souvent constatées sur la côte ouest de l’Amérique du Sud, la Corne de l’Afrique ou dans le sud des États-Unis, alors que les conditions sèches sont le plus souvent observées en Océanie.
El Niño peut en particulier influencer les conditions sur les territoires d’outre-mer, situés dans les régions tropicales et subtropicales. En Guadeloupe et dans les îles du Nord, le climat s’oriente vers des conditions plus chaudes et souvent sèches. En revanche, l’effet sur les précipitations est plus variable et dépend fortement d’autres facteurs.
L’influence d’El Niño reste partielle et dépendante du contexte atmosphérique régional. En Martinique, son influence est plus clairement identifiable sur les températures que sur les précipitations. Les épisodes sont associés à une augmentation significative des températures, notamment la nuit.
Source : Études internationales sur le phénomène El Niño.



