Devant le risque d'importation d'Ebola à Mayotte, la députée Estelle Youssouffa dénonce

Ebola : Estelle Youssouffa dénonce l’impuissance des autorités à Mayotte

L’élue de la première circonscription de Mayotte, Estelle Youssouffa, a exprimé son inquiétude face au risque d’importation du virus Ebola sur l’île. Elle critique les autorités pour leur tendance à minimiser la situation, soulignant la densité de population dans les bidonvilles et les problèmes d’approvisionnement en eau.

Le gouvernement a déclaré être « très attentif » à la circulation actuelle du virus, notamment en République démocratique du Congo et en Ouganda. Bien que des « premières mesures de précaution » aient été annoncées pour Mayotte, il a affirmé que le risque d’importation dans l’archipel était « très faible ». Youssouffa conteste cette affirmation, signalant qu’aucune mesure concrète n’a été mise en place pour renforcer la protection de la population.

Elle a également rapporté qu’un kwassa-kwassa, utilisé pour le passage illégal de migrants, a débarqué à Mayotte peu après les annonces gouvernementales, transportant des dizaines de migrants en provenance des Grands Lacs et des Comores sans aucun contrôle sanitaire. L’élue rappelle qu’un cas d’Ebola avait déjà été signalé à Mayotte en 2019 et que d’autres maladies, comme la variole du singe et le choléra, avaient été importées par l’immigration clandestine.

Youssouffa insiste sur le caractère urgent de la situation, arguant que la densité de population et les coupures d’eau à Mayotte augmentent le risque d’une crise sanitaire. Elle déplore l’état des infrastructures sanitaires, précisant que l’île ne dispose que d’un seul hôpital fonctionnel, souvent en plan blanc, et que les soignants sont déjà épuisés.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment jugé le risque épidémique d’Ebola en Afrique centrale comme « élevé », mais « faible » au niveau mondial. L’OMS a signalé que l’épidémie actuelle pourrait avoir causé 139 décès pour près de 600 cas probables, avec un risque de prolongement, bien que le risque d’une pandémie soit considéré comme « faible » pour le moment.

Source : Franceinfo

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