
Grève chez EasyJet : des primes controversées pour contrer le mouvement social
Malgré un appel à la grève ce lundi de Pâques, les perturbations au départ des aéroports d’Orly et de Roissy devraient rester limitées. L’Unac, l’un des principaux syndicats de l’aérien français, accuse la direction d’EasyJet d’utiliser des primes incitant le personnel à travailler pour « casser » le mouvement.
Alors que le personnel d’EasyJet est appelé à faire grève, la compagnie britannique a déclaré ne pas envisager d’annuler de vols pour l’instant. Une responsable a affirmé : « Sur la base de ce qu’on sait sur les personnes qui travailleront, par rapport au programme de vol qu’on a, nous n’avons pas de nécessité d’annuler de vols pour l’instant. » Toutefois, EasyJet a précisé qu’elle informerait directement les clients en cas de perturbations.
Du côté des syndicats, l’Unac dénonce l’utilisation de « primes exceptionnelles » allant de 600 à 700 euros pour inciter le personnel à travailler ce jour-là. Gaël Leloup, délégué de l’Unac, a souligné : « Donner des primes pour casser la grève, ça marche, par contre quand on demande de l’argent pour mettre en place des mesures pour les plannings, ce n’est pas possible. »
L’Unac appelle à la mobilisation pour protester contre la dégradation des conditions de travail, notamment l’instabilité des plannings. Le syndicat rappelle que l’accord sur les négociations annuelles obligatoires (NAO) pour 2026 a été rejeté par plus de la moitié des votants, suscitant tristesse et colère parmi le personnel.
Conformément à la législation française, la compagnie aérienne a été informée 48 heures à l’avance des déclarations individuelles de grève. EasyJet n’a pas souhaité communiquer le nombre de grévistes déclarés.
EasyJet, deuxième compagnie aérienne en France en nombre de passagers après Air France, transporte chaque année des millions de passagers au départ et à destination de la France, un marché clé pour son développement.
Source : AFP





