Donald Trump réconcilie l’Arménie et l’Azerbaïdjan : un accord historique à Washington
L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont annoncé ce vendredi 8 août, à Washington, un accord visant à « cesser définitivement » le conflit territorial qui les oppose depuis des décennies. Cette déclaration a été faite lors d’une rencontre à la Maison Blanche entre Donald Trump, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian.
Les deux dirigeants ont salué la médiation de Donald Trump, qui a été qualifiée d’« historique ». Ils ont exprimé leur soutien à une candidature de Trump au prix Nobel de la paix, témoignant de leur reconnaissance pour ses efforts dans la résolution du conflit. « Vous allez avoir une très bonne relation », a déclaré Trump, ajoutant : « Si ce n’est pas le cas, appelez-moi et j’arrangerai ça ».
Cet accord stipule que les deux pays s’engagent à ouvrir des relations commerciales et diplomatiques, tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun. Toutefois, la nature contraignante de cet engagement n’est pas encore claire.
Le ministère turc des Affaires étrangères a salué cette avancée, tandis que la France a qualifié cet accord de « déterminant » pour la normalisation des relations entre Erevan et Bakou.
Contexte factuel
Le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, principalement autour de la région contestée du Haut-Karabakh, a été source de tensions et de violences répétées. En 2020, une guerre a éclaté, suivie d’un cessez-le-feu qui n’a pas mis fin aux différends territoriaux. La situation est compliquée par des enjeux géopolitiques et des intérêts régionaux.
Données ou statistiques
Ilham Aliev a été réélu en février 2024 pour un cinquième mandat, obtenant 90 % des voix, lors d’un scrutin critiqué pour son absence d’opposition significative. Ce contexte politique pourrait influencer la dynamique des relations entre les deux nations.
Conséquence directe
L’accord pourrait marquer un tournant dans les relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, ouvrant la voie à une coopération accrue et à un développement économique dans la région, tout en restant à surveiller les implications sur la question du Karabakh.
Source : HuffPost.












