
Femmes de la terre : une nouvelle série de portraits sur les agricultrices bretonnes
Après le succès de la première série intitulée Portraits de nos Aîné·e·s, qui a présenté cinq récits de vie et rapports à l’âge, L’image qui Parle propose une seconde série, centrée sur la ruralité et mettant en avant quatre femmes agricultrices.
L’objectif de cette série, Femmes de la terre, est de donner la parole à des femmes souvent peu mises en avant et parfois stigmatisées. Elle vise également à faire connaître un aspect de l’histoire rurale et paysanne bretonne, marquée par des conditions de travail précaires qui ont perduré plus longtemps que dans d’autres régions de France. Par exemple, l’électricité n’est arrivée à Saint-Nicodème qu’à la fin de l’année 1953, et les évolutions technologiques ont été récentes et significatives. À cette époque, la langue bretonne était encore largement parlée dans les foyers, tandis que certaines écoles interdisaient son usage, entraînant des punitions.
Les témoignages d’Anne Hamon, Louisette Le Calvez, Michelle et Robert Guégan, ainsi que Marithé Vidament, illustrent la diversité de ce territoire et les deux facettes de l’agriculture : biologique et conventionnelle. Ces portraits se veulent un pont dans un monde agricole actuellement divisé et en tension. Anne évoque les effets du remembrement, tout en étant consciente de ses dérives. Marithé, quant à elle, aborde son engagement militant, tout en reconnaissant que la modernité a permis aux agriculteur.rice.s de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.
Ces films cherchent à établir un lien entre un passé aux conditions de vie difficiles et une modernité représentée par l’exploitation de la fille de Michelle et Robert. Ils visent à dessiner et réconcilier les différents visages de l’agriculture, à travers le lien fort que chacun entretient avec la terre.
Source : L’image qui Parle






