Violences politique : trois groupuscules visés par une procédure de dissolution

Violences politiques : trois groupuscules visés par une procédure de dissolution

Deux groupuscules d’ultradroite situés à Montpellier et à Albi, ainsi qu’un groupuscule d’ultragauche, font l’objet d’une procédure de dissolution engagée par le ministère de l’Intérieur, selon une source proche du dossier.

Les démarches visant les deux groupes d’ultradroite ont été initiées il y a plusieurs mois, bien avant le décès de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite radicale, tué à Lyon il y a dix jours. La procédure concernant le groupuscule d’ultragauche, dont le nom n’a pas été divulgué, en est encore à ses débuts.

Ces trois procédures seront discutées lors d’une réunion prévue mardi matin à l’Élysée, convoquée par Emmanuel Macron, en réponse à la montée des violences politiques. Cette rencontre réunira également le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, ainsi que les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin. L’objectif est de faire un point sur « l’état des risques et des actions menées » face à la violence politique.

Emmanuel Macron a souligné l’importance de cette réunion, déclarant qu’il n’y a « aucune légitimité à la violence dans la République » et qu’il n’y a « pas de place pour les milices, d’où qu’elles viennent ».

La procédure de dissolution nécessite une phase d’examen approfondie par les services du ministère de l’Intérieur, suivie d’une période contradictoire de quinze jours durant laquelle les groupes concernés peuvent présenter leurs arguments. À l’issue de cette période, le ministère décidera de soumettre ou non un décret de dissolution au Conseil des ministres.

Actuellement, les procédures concernant le Bloc montpelliérain et Patria albiges sont au stade contradictoire. Depuis 2017, 49 groupes ont été dissous par décret en Conseil des ministres, y compris La Jeune garde et Lyon populaire. Cependant, certains groupes, comme « Les Soulèvements de la Terre », ont réussi à contester cette décision devant le Conseil d’État.

Source : La Croix.

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