Des moteurs d’Apollo 11 remontent à la surface : la NASA n’est pas à l’origine, mais qui l’est ?
Le fait principal
En mars 2013, une expédition financée par Jeff Bezos a permis de remonter des moteurs de la fusée Apollo 11, perdus depuis 1969 dans l’Atlantique, à 4 300 mètres de profondeur. Ces vestiges de l’histoire spatiale, oubliés pendant plus de quarante ans, ont été retrouvés grâce à un sonar de haute technologie.
Ce qui s’est passé
Les moteurs F-1 de la Saturn V, qui ont propulsé Apollo 11 vers la Lune, ont été abandonnés après leur mission. La NASA, absorbée par la conquête lunaire, n’a jamais envisagé de les récupérer. Ce n’est qu’en 2012 que Jeff Bezos, entrepreneur et passionné d’espace, a localisé ces moteurs. L’expédition de 2013 a permis de remonter 11 300 kilogrammes de composants, identifiés grâce à un numéro de série gravé sur l’une des pièces.
Le contexte
Dans les années 1960, la priorité de la NASA était de réussir la conquête lunaire, pas de s’adonner au recyclage spatial. Ces moteurs, après leur chute, étaient considérés comme perdus. Pendant quatre décennies, ils ont reposé dans l’obscurité, sous une pression écrasante, sans que personne ne s’en soucie. L’arrivée de Bezos dans ce récit souligne l’intérêt croissant des milliardaires pour l’exploration spatiale, souvent en opposition aux priorités budgétaires des agences gouvernementales.
Les chiffres à retenir
- 4 300 mètres : profondeur à laquelle les moteurs ont été retrouvés.
- 11 300 kilogrammes : poids total des composants récupérés.
- 150 secondes : durée d’allumage des moteurs F-1 lors du lancement.
Ce que cela révèle
Cette aventure soulève des questions sur l’obsession spatiale des milliardaires. Tandis que la NASA se débat avec des priorités budgétaires, Bezos et d’autres milliardaires s’immiscent dans des projets jugés impossibles ou inutiles. Cela révèle un écart entre l’idéal de l’exploration spatiale et la réalité financière. Les moteurs, bien que récupérés grâce à des fonds privés, restent la propriété du gouvernement américain, une ironie qui souligne la dichotomie entre passion personnelle et héritage collectif.
Ce qu’il faut retenir
La redécouverte des moteurs d’Apollo 11 illustre à quel point l’histoire de l’exploration spatiale est complexe et parfois laissée à la merci de quelques individus fortunés. Si les trésors technologiques des profondeurs marines peuvent être retrouvés, que d’autres chapitres de notre histoire attendent-ils encore d’être déterrés ?
Sources : SciencePost, NASA.
