
Offrir des houes aux managers : une proposition pour reconnecter avec la réalité du terrain
Dans une réflexion sur la gestion et le rapport au travail, Marie Astier, journaliste, propose d’offrir des houes aux managers. Cette suggestion est ancrée dans son expérience personnelle au jardin, où elle souligne l’importance de comprendre les gestes et les réalités des métiers manuels.
En ce début de mois de mai, le potager de Marie Astier, situé dans les Cévennes, est en pleine effervescence. Les premières récoltes de salades et de radis laissent présager d’une saison prometteuse. Elle évoque l’importance de la houe, un outil simple mais essentiel pour le jardinage, qui nécessite une maîtrise des gestes précis. Son utilisation, bien que paraissant facile, révèle une complexité qui se dévoile au fil des répétitions.
Astier souligne que de nombreux managers, qu’ils soient dans le secteur agricole ou journalistique, semblent déconnectés des réalités du terrain. Elle critique ceux qui, sans jamais avoir manipulé d’outils, imposent des directives et des délais irréalistes. Cette déconnexion peut mener à des décisions qui ne tiennent pas compte des véritables enjeux du travail.
Elle fait également le parallèle entre le jardinage et le journalisme, en affirmant que chaque métier requiert une expertise et une compréhension profonde des outils utilisés. Selon elle, cette expérience est cruciale pour développer une empathie et une compréhension des défis rencontrés par ceux qui travaillent sur le terrain.
Face à ce constat, Marie Astier propose une solution : inviter les managers à expérimenter le travail manuel, à se salir les mains et à comprendre les difficultés rencontrées par leurs équipes. Elle espère qu’une telle initiative pourrait favoriser une meilleure compréhension et une collaboration plus efficace au sein des équipes.
Cette réflexion s’inscrit dans une tendance plus large qui valorise le retour aux sources et à l’authenticité dans les pratiques professionnelles. En reconnectant les décideurs avec le travail manuel, il serait possible de rétablir un équilibre et de favoriser un environnement de travail plus sain et plus productif.
Source : Marie Astier, chronique sur Reporterre






