Des femmes s’imposent dans les coulisses du pouvoir

Des femmes s’imposent dans les coulisses du pouvoir au Québec

(Quiébec) France Amyot, nièce de René Lévesque et ancienne cheffe de cabinet pour plusieurs ministres péquistes, souligne que l’arrivée de Christine Fréchette à la tête du gouvernement représente un tournant significatif. « Chaque journée sera importante, dans le contexte où elle a un agenda visiblement différent de ce à quoi on peut s’attendre en fin de régime », a-t-elle déclaré.

Laura Chouinard-Thuly, qui dirige le cabinet du Parti québécois, a accepté ce rôle malgré les défis que cela représente pour sa vie familiale, notamment les trajets fréquents entre Montréal et Québec. Elle considère que ce sacrifice en vaut la peine. « On exige énormément du chef au quotidien. On met beaucoup de pression sur Paul. Quand il m’a dit : ‘J’aurais besoin de toi à Québec’, j’ai accepté de faire le saut à mon tour », a-t-elle expliqué.

Chouinard-Thuly, scientifique de formation et mère d’un jeune enfant, partage le souhait d’être présente pour ses enfants tout en assumant ses responsabilités politiques. France Amyot, agissant comme mentor, a reconnu les défis associés à ce rôle : « Je l’ai fait moi-même et j’étais monoparentale avec deux enfants. Ça prend juste une organisation incroyable », a-t-elle affirmé.

L’arrivée de Chouinard-Thuly, comme d’autres femmes à des postes similaires dans divers partis, marque une nouvelle génération au sein des cabinets politiques. « Ce qui est nouveau, c’est de le voir partir pour la garderie et reprendre le travail plus tard. Ça rend les choses un peu plus compliquées, mais trouver cet équilibre travail-famille fera des politiciens plus équilibrés », a noté Amyot.

À l’approche des élections, la pression s’intensifie pour les cabinets politiques, et le Parti québécois se positionne favorablement dans les sondages, notamment chez les francophones. Cependant, les libéraux continuent de contester leur statut de gouvernement en attente.

Marie-Pier Richard, directrice de cabinet de l’opposition officielle, évoque ses racines familiales profondément ancrées dans le Parti libéral. Elle a grandi dans un environnement politique, sa sœur Caroline ayant occupé des postes de direction. Aujourd’hui, les deux sœurs travaillent ensemble au cabinet, formant un duo dynamique. Richard a récemment affirmé qu’elle était « plus nationaliste que jamais, mais pas séparatiste », après un passage au cabinet fédéral.

« Le gros défi, c’est qu’on arrive avec peu de temps. La plupart des gens ont quatre ans pour faire ce qu’on doit livrer en six mois. C’est un défi de fou », a-t-elle conclu.

Source : La Presse

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