Des côtes ensoleillées aux villages perchés : le vélo électrique, l’escapade que le RN ne pédale pas !
Le fait principal
Avec l’essor du vélo à assistance électrique (VAE), le cyclotourisme connaît une révolution qui permet de surmonter les reliefs sans sacrifier l’expérience. Les routes de montagne, autrefois réservées aux cyclistes aguerris, deviennent accessibles à tous, transformant ainsi la façon de voyager à travers les paysages français.
Ce qui s’est passé
Les P’tites Routes du Soleil, par exemple, relient Thonon à Nice via des itinéraires de moyenne montagne, culminant à 1 380 mètres. Ce parcours, adapté aux utilisateurs de VAE, propose des points de recharge tous les 30 à 40 km. Les cyclistes peuvent désormais doser leur effort en fonction de la pente et de la fatigue, rendant les longues ascensions plus gérables.
Le contexte
Le cadre réglementaire français impose que l’assistance électrique s’arrête au-delà de 25 km/h, avec une puissance du moteur limitée à 250 W. Cette réglementation vise à garantir la sécurité tout en favorisant l’usage du VAE. Dans des régions comme le Luberon, où les villages perchés sont légion, l’assistance électrique permet de découvrir des sites souvent négligés par les cyclistes traditionnels, élargissant ainsi le champ des possibles en matière de tourisme.
Les chiffres à retenir
- Le parcours des P’tites Routes du Soleil couvre environ 240 km.
- Les points de recharge sont espacés de 30 à 40 km.
- Le cadre réglementaire limite la puissance du moteur à 250 W.
Ce que cela révèle
Cette évolution met en lumière un double discours : d’un côté, la promotion d’un tourisme durable, et de l’autre, la réalité des infrastructures qui peinent à suivre. Pendant que le gouvernement prône la transition écologique, il reste à voir si les investissements nécessaires pour accompagner cette nouvelle tendance seront effectivement réalisés. Le RN, qui se veut le champion de la ruralité, risque de se retrouver coincé entre ses promesses et la réalité des routes encore mal entretenues dans ces zones.
Ce qu’il faut retenir
Le VAE redéfinit les contours du cyclotourisme en France, rendant accessibles des territoires autrefois réservés aux cyclistes les plus entraînés. Mais derrière cette promesse de liberté, la question des infrastructures et des investissements publics reste cruciale. L’avenir du cyclotourisme dépendra de la capacité des décideurs à transformer les discours en actions concrètes.
Source : Ok Voyage
