Dans ces gares, les agents SNCF et RATP pourront porter un pistolet à impulsion électrique

Expérimentation de pistolets à impulsion électrique dans les gares

À partir de cette semaine, une expérimentation permettant aux agents de la SNCF et de la RATP d’utiliser des pistolets à impulsion électrique sera mise en œuvre dans plusieurs grandes gares du réseau ferroviaire français. Les gares concernées incluent Lyon Part-Dieu, Marseille Saint-Charles, Paris Austerlitz, Paris Saint-Lazare et Rennes, ainsi que les lignes D et E du RER d’Île-de-France.

Selon les autorités, environ 10 % des agents de la police ferroviaire, ce qui représente entre 300 et 400 agents, seront équipés de ces dispositifs. L’utilisation de ces armes, souvent désignées sous le nom de Taser, a été annoncée par le ministère des Transports en février dernier et sera expérimentée pendant trois ans. L’objectif est de mieux gérer les situations violentes dans les réseaux de transport.

Modalités d’utilisation et formation

Les modalités d’utilisation des pistolets à impulsion électrique ont été précisées dans un arrêté publié au Journal officiel. Au sein du réseau RATP, les agents du « service de grande nuit » de la gare de Lyon à Paris, ainsi que ceux des « services jour, mixte et petite nuit » dans les secteurs de Bobigny et Saint-Denis Pleyel, seront concernés.

La SNCF dispose de 3 000 agents dans son service de police ferroviaire, le SUGE (Service de surveillance générale de la SNCF), tandis que la RATP en compte environ 1 000 au sein de son Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR). Tous ces agents sont assermentés et déjà formés au port d’armes létales. Une formation spécifique de 18 heures, incluant des enseignements théoriques et pratiques, sera obligatoire avant la délivrance du port d’arme.

Restrictions et suivi de l’expérimentation

L’arrêté stipule que l’utilisation des pistolets à impulsion électrique est interdite contre les enfants, les femmes manifestement enceintes, les conducteurs de véhicules en mouvement, ainsi que comme arme de contact. Un rapport sera élaboré pour évaluer l’expérimentation, en tenant compte des patrouilles, des interventions et des incidents survenus lors de l’utilisation de l’arme.

Cette initiative a initialement été incluse dans la loi du 28 avril 2025 sur la sûreté dans les transports, mais avait été censurée par le Conseil constitutionnel pour vice de forme.

Source : 20 Minutes

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