: Vrai ou faux Le député LFI Raphaël Arnault a-t-il été condamné pour avoir protégé une manifestation LGBT ciblée par l'ultradroite ?

La condamnation du député insoumis Raphaël Arnault a refait surface dans le débat politique en raison de ses liens avec la Jeune garde lyonnaise, après la mort du militant identitaire Quentin Deranque.


Publié



Temps de lecture : 6min

Le député de La France insoumise Raphaël Arnault s'adresse aux participants lors d'une manifestation place Stalingrad à Paris, le 6 mai 2025, (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
Le député de La France insoumise Raphaël Arnault s’adresse aux participants lors d’une manifestation place Stalingrad à Paris, le 6 mai 2025, (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, mardi 24 février, sur une possible reconstitution de la Jeune garde, pourtant dissoute en Conseil des ministres en juin 2025. Cette situation a été exacerbée par la récente mort du militant identitaire Quentin Deranque, survenue lors d’un affrontement entre identitaires nationalistes et antifascistes à Lyon le 12 février.

Raphaël Arnault, député de La France insoumise, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour « violences volontaires en réunion » par le tribunal judiciaire de Lyon en 2022. Selon son coordinateur, Manuel Bompard, Arnault aurait agi pour protéger une manifestation LGBT à Lyon, attaquée par un groupe de néonazis. Bompard a affirmé que Raphaël Arnault faisait « le travail de la police ».

Cependant, le jugement révèle que Raphaël Arnault a effectivement été reconnu coupable d’avoir plaqué et maintenu une personne contre un mur, causant des blessures légères. Les faits se sont déroulés le 24 avril 2021, lorsque le plaignant a été interpellé par un groupe d’individus, dont Arnault, qui l’ont accusé d’être un militant d’extrême droite.

Les caméras de vidéosurveillance ont capturé des éléments de l’incident, montrant Arnault engagé dans une confrontation physique. Bien qu’il ait nié certaines accusations, il a finalement reconnu avoir maintenu la victime contre le mur. Le jugement ne détermine pas si le plaignant faisait réellement partie de l’ultradroite.

La situation souligne les tensions croissantes autour des manifestations LGBT en France, où des groupes d’extrême droite ont été signalés comme s’opposant à de telles initiatives. Les forces de l’ordre avaient été contraintes d’intervenir lors d’incidents similaires, utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les militants d’ultradroite.

Cette affaire met en lumière les enjeux de sécurité et de protection des droits des minorités en France, alors que le débat sur l’extrême droite et les violences politiques se poursuit.

Source : Franceinfo

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire