
On m’a dit non partout : dans l’Eure, le calvaire de Martine pour trouver un cardiologue
Dans l’Eure, Martine Fouques, 73 ans, se heurte à un véritable parcours du combattant pour obtenir un rendez-vous avec un cardiologue. Souffrant d’une myélopathie invalidante, ses symptômes se sont aggravés en décembre 2025, entraînant des douleurs et des problèmes cardiaques. Malgré un courrier de son médecin généraliste, elle n’a pu trouver de spécialiste disponible.
Martine a contacté plusieurs cardiologues dans l’Eure, mais tous lui ont répondu qu’ils ne prenaient plus de nouveaux patients. Elle a ensuite tenté sa chance à l’hôpital de Bernay, qui ne dispose plus de cardiologue, et à l’hôpital d’Évreux, où les rendez-vous sont complets jusqu’à fin 2026. Le Centre Hospitalier Intercommunal (CHI) d’Elbeuf lui a demandé d’envoyer son ordonnance, promettant un contact selon l’urgence de son cas.
Le 19 mars 2026, Martine reçoit un e-mail de l’hôpital d’Elbeuf lui annonçant que sa demande ne pourra pas être satisfaite « par manque de place ». En rappelant, elle apprend qu’il y aurait potentiellement des disponibilités, ce qui l’amène à s’interroger sur une éventuelle discrimination liée à son âge. Heureusement, son état s’est stabilisé grâce à un changement de traitement, mais elle reste préoccupée par l’accès aux soins.
Martine a alerté l’Agence régionale de santé (ARS) et le ministère de la Santé sur cette situation. En réponse, l’hôpital a précisé que le refus d’admission n’était pas discriminatoire et basé sur des critères médicaux.
Actuellement, l’Eure ne compte que 3,3 cardiologues pour 100 000 habitants, un chiffre bien en deçà de la moyenne nationale qui est de 7,3 cardiologues pour la même population. Cette pénurie de spécialistes souligne les difficultés d’accès aux soins dans ce département, souvent qualifié de désert médical.
Source : Le Courrier de l’Eure.






