Croissance en berne : Odile Renaud-Basso déchire le voile des promesses économiques du RN.
Le fait principal
Odile Renaud-Basso, présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a récemment averti que les perspectives de croissance économique en Europe ont été revues à la baisse, atteignant seulement 0,9% en raison de la guerre en Ukraine et des conflits au Proche-Orient.
Ce qui s’est passé
Dans une interview accordée à Caroline de Camaret, Renaud-Basso a souligné les conséquences des tensions géopolitiques sur l’économie européenne. L’inflation est prévue à 3% d’ici 2026, accentuée par la volatilité des prix du pétrole. Elle a également mis en garde contre l’augmentation de la dette publique, notamment en France, où les mes de soutien à la demande, bien que nécessaires, doivent rester temporaires et ciblées.
Le contexte
La BERD, qui a investi 46 milliards d’euros en Cisjordanie depuis 2024, prévoit de déployer 5 milliards d’euros dans les pays touchés par les répercussions de la guerre en Iran. Renaud-Basso a insisté sur le rôle crucial de la banque dans les situations de crise, affirmant que son objectif est de soutenir les pays lorsque le secteur privé se retire.
Les chiffres à retenir
– Croissance économique européenne : 0,9%- Inflation prévue : 3% en 2026- Investissements de la BERD en Cisjordanie : 46 milliards d’euros- Investissements prévus pour les pays touchés par la guerre en Iran : 5 milliards d’euros- Soutien à l’Ukraine : 10 milliards d’euros déployés
Ce que cela révèle
Ces chiffres sont révélateurs d’une économie européenne vacillante, prise en étau entre des crises multiples. La BERD, en tant qu’institution de soutien, se trouve à un carrefour délicat. D’un côté, elle doit répondre à des besoins urgents, mais de l’autre, elle doit naviguer dans un contexte de dettes croissantes et de promesses politiques souvent non tenues. Pendant ce temps, les discours des partis d’extrême droite, qui prônent la rigueur budgétaire, semblent ignorer la réalité des crises économiques qui exigent des investissements publics. Ironiquement, alors que ces partis critiquent l’interventionnisme, les chiffres montrent que le soutien à l’économie est
Ce qu’il faut retenir
La situation économique européenne est alarmante, et les prévisions de la BERD ne laissent guère de place à l’optimisme. Alors que la guerre et les tensions géopolitiques continuent de peser lourdement sur l’économie, le besoin d’un soutien structurel et d’investissements reste crucial. Les discours politiques doivent s’adapter à cette réalité au lieu de se perdre dans des promesses vides.
Source : France24
