L’éditorial. Cherche sortie de crise

La sortie du bourbier iranien passera-t-elle par Pékin ?

La question se pose alors que Donald Trump vient de commencer une visite d’État en Chine, la première depuis neuf ans. Le président des États-Unis, dans une position délicate à quelques mois des élections de mi-mandat, espère engager une « longue conversation à propos de l’Iran ». Son objectif est de convaincre les autorités chinoises de faire pression sur leurs alliés iraniens pour débloquer la situation.

Alors que l’inflation augmente et que le monde risque de connaître une crise énergétique sans précédent, l’administration Trump ressent la pression politique qui pourrait compromettre la fin de son mandat. Cependant, il serait erroné de penser que le président américain se rend à Pékin dans une position de faiblesse. Les États-Unis, en tant que premier producteur de pétrole, voient leurs exportations augmenter depuis le début du conflit en Iran. Face à lui, Xi Jinping, le dirigeant chinois, représente le plus gros importateur de pétrole au monde, avec 50 % de ses importations passant par le détroit d’Ormuz.

Si Trump a besoin du soutien chinois pour gérer le dossier iranien, la Chine a également un intérêt à voir le détroit d’Ormuz rouvert. Cela revêt une importance accrue, notamment après que les États-Unis ont réduit leurs importations en provenance du Venezuela. Dans ce contexte, Trump mène une stratégie globale d’endiguement de la Chine, qui pourrait amener Pékin à poser ses propres conditions de négociation, notamment en liant les discussions sur l’Iran à des questions géopolitiques telles que la situation à Taïwan.

Source : DNA

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