
La fête de Jeanne d’Arc suscite la controverse à Castres
La célébration de la fête de Jeanne d’Arc à Castres a ravivé des tensions politiques. Environ une centaine d’habitants se sont réunis autour de la statue de Jeanne d’Arc, âgée de 112 ans, pour une cérémonie que le maire, Florian Azéma, souhaite apolitique, bien que l’opposition y voit un symbole de l’extrême droite.
Cette « fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme », instaurée dans le calendrier républicain en 1920, est devenue rare en dehors de Paris, où elle est célébrée chaque année. Toutefois, elle reste populaire dans certaines villes dirigées par des maires du Rassemblement national, comme Carcassonne et dans le Var. Florian Azéma a insisté sur le fait que sa décision de célébrer cette fête le 10 mai ne doit pas être interprétée comme un marqueur politique.
Au cours de la cérémonie, le maire a affirmé : « Jeanne n’appartient à aucun parti politique. Jeanne, elle appartient à la France, à tous les Français. » Il a également souligné que le Rassemblement national avait monopolisé cet hommage pendant des décennies, regrettant que d’autres partis ne rendent pas hommage à cette figure nationale.
Cependant, cette célébration n’a pas été sans critiques. Guillaume Arcese, membre de l’opposition, a déclaré que cette fête fait partie des « marqueurs historiques et symboliques de l’extrême droite française ». Sahel-Beriouni Poitevineau, élu de « Castres en commun », a évoqué l’ambiguïté d’une municipalité laïque qui célèbre une figure liée à la monarchie et au religieux, tout en notant que cette célébration occulte la commémoration de l’abolition de l’esclavage, qui a lieu le même jour.
Malgré ces critiques, certains Castrais ont exprimé leur soutien à la célébration. Anne, une habitante, a déclaré : « Je trouve ça bien qu’on célèbre Jeanne d’Arc. C’est célébrer la France, tout simplement. »
Source : DDM – CM





