
K-Beauty : la vague coréenne déferle sur nos salles de bain
À Bruxelles, comme dans d’autres villes européennes, la K-beauty continue de s’imposer. Cette approche, originaire de Corée du Sud, se distingue par une vision du soin du visage axée sur la douceur, la prévention et la régularité, en opposition aux solutions rapides ou agressives.
Près de la Grand-Place, la boutique spécialisée Gumiho en est un parfait exemple. L’espace, décoré dans des teintes roses et mauves, évoque un boudoir plutôt qu’une parfumerie traditionnelle, incitant les clients à explorer les textures et les gestes spécifiques à cette routine asiatique.
Dans la culture coréenne, le soin de la peau est intégré dans un rituel plus global. « En Corée du Sud, le soin n’est pas un geste fonctionnel, mais un rituel », souligne Lisa Mortier, conseillère beauté chez Gumiho. Cette philosophie séduit de plus en plus en Occident, où l’on aspire à ralentir et à transformer la salle de bains en un espace de bien-être.
Cette tendance est particulièrement appréciée par Alexandra, une fervente adepte de la K-Beauty. « J’ai l’impression d’avoir un institut à la maison. Souvent, on va en institut de beauté et on profite de plusieurs étapes. On a une belle peau, mais cela ne se fait qu’une fois par mois, ce qui n’est pas accessible à tous. Chez moi, la crème la plus chère coûte 27 euros », confie cette ancienne esthéticienne.
Une des spécificités des produits coréens réside dans le layering, ou superposition de soins, dans un ordre précis. « En cosmétique française, les molécules sont plus épaisses, tandis qu’en cosmétique coréenne, elles sont plus petites et donc superposables », explique Lisa Mortier.
Une routine de K-Beauty comprend généralement 4 à 5 produits : double nettoyage, nettoyant moussant, toner, sérum et crème hydratante, avec la possibilité d’ajouter des patchs, masques ou boosters de sérum.
Chaque matin et chaque soir, Alexandra suit ce rituel avec des produits coréens adaptés au moment de la journée, impliquant même sa fille dans le processus. « Le matin, on met des patchs sous les yeux. Pendant ce temps, je prépare les vêtements, je prends un thé, puis on commence le nettoyage. C’est une organisation, mais le résultat est tellement satisfaisant », affirme-t-elle. Les effets sur sa peau sont visibles : « J’ai constaté des changements au niveau des taches pigmentaires et des pores. En Europe, nous avons des crèmes hydratantes, mais peu de produits pour resserrer les pores. Les coréens offrent une vaste gamme à ce sujet. »
Cette tendance croissante de la K-beauty illustre un changement dans les habitudes de soin en Europe, où de plus en plus de consommateurs recherchent des alternatives aux pratiques traditionnelles.
Source : RTBF.





