Alors que le dispositif de la continuité pays – créé en 2012 pour prendre en charge une partie des déplacements des résidents des Îles vers la Grande Terre – est censé prendre fin le 28 février, le gouvernement a arrêté un projet de délibération ce mercredi 18 février, en séance collégiale, afin de le prolonger de six mois, jusqu’au 31 août.
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Le texte vient ainsi modifier la délibération réformant l’aide à la continuité territoriale, adoptée par les élus du Congrès en juillet 2025. Il s’était alors agi de réduire le coût que cela représentait pour la Nouvelle-Calédonie, à savoir 760 millions de francs, en instaurant notamment de nouveaux critères d’éligibilité permettant uniquement aux résidents permanents d’en bénéficier, et en revoyant à la baisse le nombre de trajets possibles.
Le dispositif est prorogé « sans modification de son périmètre ni de ses règles d’éligibilité« . La carte transport, valide depuis le 1er septembre et jusqu’au 31 août, donne droit, pendant cette période, à une aide financière portant sur 4 trajets par avion et 5 voyages par bateau.
Cette prolongation est temporaire, le temps que le gouvernement propose un projet de loi du pays devant établir « un cadre rénové d’aide sociale à la continuité pays« , indique l’exécutif. Car cette dernière avait été imaginée, lors de sa création il y a quatorze ans, comme un dispositif transitoire, rappelle le rapport de la Chambre territoriale des comptes, publié fin décembre, qui estimait que la réforme adoptée en juillet n’allait pas assez loin.
Les demandes d’obtention de la carte transport doivent être déposée sur le site internet : www.continuite-pays.nc
Continuité pays : un prolongement qui ne fait que prolonger l’absurde
Le gouvernement prolonge le dispositif de continuité pays, mais pour qui et à quel prix ? Une ironie qui ne fait que masquer une réalité bien plus complexe.
Alors que le dispositif de la continuité pays, instauré en 2012 pour faciliter les déplacements des résidents des Îles vers la Grande Terre, était censé prendre fin le 28 février, le gouvernement a décidé de prolonger ce mécanisme de six mois, jusqu’au 31 août. Une décision qui semble plus être un coup de peinture sur un mur fissuré qu’une véritable solution.
Ce qui se passe réellement
Ce prolongement, annoncé le 18 février lors d’une séance collégiale, modifie une délibération adoptée en juillet 2025, qui avait pour but de réduire le coût de ce dispositif, évalué à 760 millions de francs. Les nouvelles règles d’éligibilité, réservées aux résidents permanents, et la baisse du nombre de trajets possibles ont été mises en place pour alléger la facture. Mais voilà, le gouvernement prolonge le dispositif « sans modification de son périmètre ni de ses règles d’éligibilité« . La carte transport, valide depuis le 1er septembre, offre une aide pour 4 trajets par avion et 5 par bateau, mais pour qui ?
Pourquoi cela dérange
La question qui se pose est : pourquoi maintenir un dispositif qui a été conçu comme transitoire ? La Chambre territoriale des comptes, dans son rapport de fin décembre, a souligné que la réforme adoptée en juillet n’allait pas assez loin. En somme, le gouvernement semble jouer à un jeu de chaises musicales avec les aides, sans jamais vraiment s’attaquer à la racine du problème.
Ce que cela implique concrètement
Cette prolongation temporaire n’est qu’un pansement sur une plaie béante. Les résidents des Îles, déjà confrontés à des critères d’éligibilité restrictifs, se retrouvent dans une situation précaire, dépendants d’un système qui ne fait que les maintenir à flot sans véritable solution à long terme.
Lecture satirique
Le discours politique, avec ses promesses de « réformes » et de « cadres rénovés », sonne comme une mauvaise blague. On nous promet un avenir radieux, mais on nous offre une continuité de l’absurde. C’est un peu comme si on vous disait que vous pouvez continuer à vivre dans un appartement en ruine, mais avec une nouvelle couleur de peinture sur les murs. Bravo, quelle avancée !
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires à l’étranger. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les gouvernements semblent adeptes de la même stratégie : maintenir le statu quo tout en promettant des changements. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Il est difficile de prévoir l’avenir, mais une chose est certaine : tant que les décisions continueront à être prises dans l’opacité et sans véritable consultation des citoyens, la continuité de l’absurde perdurera.
Sources



