Prévention cardiovasculaire des femmes : la consultation gynécologique, une opportunité de dépistage
Les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de mortalité chez les femmes. Leur dépistage reste cependant insuffisant, en particulier durant la ménopause. Plusieurs initiatives françaises démontrent que la consultation gynécologique et le suivi par des sages-femmes peuvent faciliter l’identification précoce des facteurs de risque cardiovasculaire. La question se pose donc : faut-il renforcer le dépistage cardiovasculaire lors du suivi gynécologique ?
La transition ménopausique entraîne des modifications hormonales, métaboliques et vasculaires, contribuant à l’augmentation des risques cardiovasculaires. Selon les données de l’INSEE, les maladies cardiovasculaires représentent environ 30% des décès chez les femmes de plus de 65 ans. Pourtant, le suivi gynécologique, souvent centré sur des problématiques reproductives, pourrait également intégrer ce dépistage.
Des études récentes montrent que l’intégration d’évaluations cardiovasculaires dans les consultations gynécologiques pourrait améliorer la détection des facteurs de risque, tels que l’hypertension ou l’obésité. En France, des programmes de formation pour les sages-femmes incluent désormais des modules sur la santé cardiovasculaire, soulignant l’importance de cette approche pluridisciplinaire.
Renforcer le dépistage cardiovasculaire durant ces consultations pourrait ainsi non seulement améliorer la santé des femmes, mais également réduire la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires.
Source : INSEE
