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Conflit autour d’épaves dans le lagon de Uturoa : des habitants furieux, le maire exhorte les autorités à agir
Ca bouillonne sur le lagon de Uturoa, plus précisément au niveau de Uturaerae. Ce samedi, des habitants se sont confrontés à un propriétaire de voilier qui a ancré son bateau dans cette zone protégée, traînant dans son sillage trois épaves de bateau. Cette situation a provoqué une vive réaction des riverains, qui ont filmé l’incident et partagé les images sur les réseaux sociaux.
Les habitants, parmi lesquels Vainoaterai Tuu, s’inquiètent de la saturation de la zone, indiquant qu’« il n’y a assez que pour 10 bateaux, rien que pour lui il en a 3, peut-être un 4ème ». La carte des zones de mouillage de l’île de Raiatea précise que cet emplacement ne peut accueillir que 10 à 20 voiliers pour une durée variant entre 7 et 30 jours.
Selon Tuu, le propriétaire du voilier aurait été chassé de plusieurs marinas, et les résidents craignent qu’il utilise la zone comme un dépôt pour des épaves qu’il démonte pour revendre des pièces.
Interrogé sur cette situation, Matahi Brotherson, maire de Uturoa, a déclaré que l’individu en question est « réfractaire » et ignore les avertissements des habitants et des autorités. Bien que les gendarmes soient intervenus, il semble que le propriétaire du voilier agisse sous la couverture d’une association.
Brotherson a également souligné que cette situation est exacerbée par le retard des actions de la Direction Polynésienne des Affaires Maritimes (DPAM), qui a déjà été informée du problème à plusieurs reprises. Les autorités locales ont proposé des solutions, telles que la pose d’ancrages écologiques pour remplacer les ancrages traditionnels. Ces travaux sont prévus pour démarrer à Taiarapu Ouest ce mois-ci, à Raiatea et Taha’a début 2026, et pour le reste des îles en 2027.
Ce dispositif, connu sous le nom d’Escales, vise à réglementer les mouillages sauvages, les conflits d’usage, ainsi que les nuisances causées par les bateaux échoués ou abandonnés, surtout face à l’augmentation de la fréquentation maritime ces dernières années.
Cependant, le maire craint que la situation ne s’aggrave en raison des retards actuels, appelant à une action rapide de la DPAM pour éviter un amalgame entre le tourisme nautique et des pratiques individuelles problématiques.
Brotherson a prévu de rencontrer la DPAM cette semaine, exprimant son impatience face à la lenteur des démarches, soulignant que cela fait un an que les zones ont été définies.
Source : la1ere.franceinfo




