
Colloque de deux jours pour coordonner la lutte contre le cancer dans les territoires ultramarins
Les représentants de Martinique, de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie se réunissent pour un colloque de deux jours afin de discuter des solutions à mettre en place face aux enjeux locaux, notamment l’insularité et les contraintes logistiques. La prévention est au cœur des débats, la Ligue nationale contre le cancer mettant l’accent sur la responsabilisation individuelle et la vaccination, en particulier contre le papillomavirus humain (HPV). Natacha Helme, représentante de la Ligue, souligne que « la prévention est notre priorité absolue », affirmant qu’environ 50 % des cancers pourraient être évités grâce à des changements de mode de vie, d’activité physique et d’alimentation.
Les discussions portent également sur les difficultés structurelles que rencontrent les territoires ultramarins, notamment le manque de personnel soignant, les défis de recrutement et l’organisation des soins à distance avec la métropole. Un autre point crucial est la gestion des évacuations sanitaires vers la France hexagonale, souvent éprouvantes pour les patients et leurs familles. Philippe Bergerot, président de la Ligue nationale contre le cancer, insiste sur la nécessité d’un accompagnement psychologique adapté aux réalités locales pour faire face aux changements de climat et aux chocs culturels.
Enfin, la question des outils de diagnostic est abordée, avec la mise en place d’un nouveau laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologique en Polynésie. Ce laboratoire a déjà permis d’accélérer les délais de diagnostic, réalisant 4 200 frottis depuis le 19 janvier et 1 600 histologies depuis le 18 février.
Ce colloque représente une étape importante dans la coordination des efforts de lutte contre le cancer dans les territoires ultramarins, en tenant compte des spécificités locales.
Source : Ligue nationale contre le cancer




