Charles le visionnaire #shorts#frexit

Le terme « Frexit », contraction de « France » et « exit », désigne l’hypothétique retrait de la France de l’Union européenne (UE). Apparu principalement lors de la campagne présidentielle française de 2017, ce concept a été influencé par le Brexit, le retrait du Royaume-Uni de l’UE.

En juin 2016, avant le référendum britannique, une enquête du Pew Research Center a révélé que 61 % des Français avaient une opinion défavorable de l’UE, se situant juste après la Grèce (71 %) et devant le Royaume-Uni (48 %). Cependant, lorsqu’il s’agissait d’une sortie effective de l’UE, 45 % des Français souhaitaient rester dans le bloc, tandis que 33 % envisageaient de le quitter. Ce soutien à l’appartenance à l’UE a augmenté, atteignant 60 % dans un sondage ultérieur en 2019.

Suite au Brexit, Marine Le Pen, alors candidate à la présidence, a promis un référendum sur l’adhésion de la France à l’UE si elle était élue. Cependant, l’ancien président François Hollande a rejeté cette proposition, et d’autres candidats, tels que Nicolas Dupont-Aignan, ont également plaidé pour un référendum. François Asselineau, leader de l’Union Populaire Républicaine, a quant à lui préconisé un retrait unilatéral de l’UE en invoquant l’article 50 du Traité de Lisbonne.

En août 2019, la directrice de la rédaction du Monde, Sylvie Kauffmann, a estimé que le Brexit avait rendu le Frexit « impossible » et que Marine Le Pen n’osait plus défendre cette idée lors de l’élection présidentielle de 2017.

Plusieurs partis politiques français, tant à droite qu’à gauche, ont défendu l’idée du Frexit, notamment le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), le Parti Ouvrier Indépendant (POI) et le Parti Révolutionnaire Communiste Français (PRCF). Ces formations ont prôné la sortie de la France de l’UE et l’abrogation des traités européens depuis Maastricht.

En mars 2017, l’agence de notation Moody’s a estimé que le risque d’un Frexit était faible mais en augmentation. Par ailleurs, l’ancien président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a rejeté l’idée d’un Frexit et d’un Nexit (retrait des Pays-Bas).

En avril 2017, le juriste Dominique Rousseau a déclaré qu’une révision constitutionnelle visant à supprimer le titre XV relatif à l’Union européenne était impossible, car cela remettrait en question la tradition républicaine de coopération loyale avec d’autres États.

En somme, bien que le Frexit ait été un sujet de débat en France, notamment après le Brexit, il n’a pas abouti à une majorité en faveur d’une sortie de l’UE. Les positions politiques et les opinions publiques ont évolué, rendant cette question moins centrale dans le discours politique français.

(en.wikipedia.org)

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