
Charles III séduit le Congrès américain par son humour et célèbre le lien transatlantique
Le roi Charles III a captivé l’attention du Congrès américain lors de son discours du 28 avril, où il a alterné humour britannique et appels à l’unité entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Après plusieurs minutes d’applaudissements, le souverain a commencé son intervention avec une citation d’Oscar Wilde : « Nous avons aujourd’hui presque tout en commun avec l’Amérique, sauf, bien sûr, la langue ! », désamorçant ainsi la solennité du moment.
Dans un contexte diplomatique souvent tendu, Charles III a évoqué l’histoire tumultueuse des deux pays, plaisantant sur un « conte de deux Georges » entre George Washington et son ancêtre George III, tout en rassurant l’auditoire : « Je tiens à vous rassurer, je ne suis pas ici dans le cadre d’une quelconque manœuvre de reconquête ! » Son humour a été bien accueilli, provoquant des rires dans une salle conquise.
Le discours a également été marqué par un message politique fort. Le roi a condamné les événements récents survenus lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, soulignant que « nous nous rencontrons en des temps de grande incertitude », en référence aux guerres en Ukraine et en Iran. Il a réaffirmé l’importance du lien transatlantique, déclarant que « le lien entre nos nations est éternel, indéfectible et irremplaçable », ce qui a suscité de longs applaudissements.
Le moment le plus applaudi a été lorsqu’il a évoqué les fondements démocratiques américains, rappelant que « le pouvoir exécutif est soumis à des mécanismes de contrôle et d’équilibre », entraînant une standing ovation de la part de nombreux membres du Congrès.
Cette intervention, la première d’un monarque britannique devant le Congrès depuis Élisabeth II en 1991, intervient dans un contexte diplomatique délicat. Charles III a su rappeler les racines communes des deux démocraties, tout en appelant à dépasser les divergences : « Nos valeurs communes prévalent. »
Pour son premier discours devant le Congrès en tant que roi, Charles III a réussi à établir un ton à la fois léger et sérieux, affirmant la nécessité de préserver la relation entre les deux alliés.
Source : HuffPost






