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EXCLUSIF. Le nouvel avocat de Cédric Jubillar, Pierre Debuisson, fait appel à deux ténors des prétoires pour constituer la défense du peintre-plaquiste rejugé en appel pour le meurtre de son épouse, Delphine. Il s’agit de son père, Guy Debuisson, et du pénaliste du barreau de Lille, Frank Berton.
À cinq mois du second procès de Cédric Jubillar (21 septembre 2026, en appel à Toulouse), son nouvel avocat, Me Pierre Debuisson, constitue son équipe de défense. À son initiative, il vient de faire appel à deux ténors du barreau toulousain et lillois.
En premier lieu, son père, Me Guy Debuisson, 72 ans et plus de 40 ans d’expérience, entre officiellement dans le dossier. Le pénaliste toulousain représentait notamment la partie civile dans le retentissant procès Viguier, au début des années 2000.
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Avec son père, Pierre Debuisson vient renforcer le duo familial avec une autre pointure des prétoires, l’avocat du barreau de Lille, Frank Berton. Ce pénaliste de 64 ans s’était notamment fait connaître dans le scandale d’Outreau ou dans le dossier sensible Florence Cassez, du nom de cette ressortissante française incarcérée au Mexique, en 2008.
Deux affaires qui ont eu un large écho national et international. « C’est un mélange de grande expérience et d’humilité, souligne le nouvel avocat de Cédric Jubillar. J’ai l’habitude de suivre depuis un certain temps Frank Berton. Je connaissais déjà ses grandes qualités d’avocat et j’ai découvert, au fil des mois et des années, malgré tous les dossiers qu’il a pu plaider, qu’il n’a jamais manifesté la moindre prétention. En plus de son talent, c’est quelqu’un d’humainement très humble ».
Ce nouveau trio constitué a donc cinq mois pour disséquer un dossier de 16 000 pages et renverser les montagnes. « Dans cette affaire », ajoute Pierre Debuisson, « il faut rappeler la réalité des règles juridiques qui semblent disparaître dans notre société ».
« Arguments sécuritaires fallacieux »
Le procès, en appel, de Cédric Jubillar est attendu à partir du 21 septembre 2026, devant la cour d’assises de la Haute-Garonne, à Toulouse. Le peintre-plaquiste de 38 ans est rejugé pour le meurtre de son épouse, Delphine Jubillar, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Un dossier complexe sans preuves irréfutables, sans aveux et sans scène de crime.
Depuis le début de cette affaire, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines, Cédric Jubillar nie toute implication dans la disparition et le meurtre de sa femme, infirmière et mère de deux enfants en bas âge. Le 17 octobre dernier, la cour d’assises du Tarn l’a condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Un procès qui avait souligné le caractère violent et impulsif de l’accusé, cerné par un épais faisceau d’indices.
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Depuis le 18 juin 2021, Cédric Jubillar est placé en détention provisoire, à l’isolement, à la maison d’arrêt de Seysses (31). Un régime carcéral qui n’a toujours pas évolué. Le 17 février dernier, l’administration pénitentiaire a rédigé une proposition de prolongation à l’isolement de Cédric Jubillar.
« Depuis cette date, je n’ai reçu aucune réponse à cette proposition, ni de la part de la présidente de la cour d’assises, ni du ministère de la Justice, s’étonne Pierre Debuisson. Cette proposition est restée sans suite. Cela va faire cinq ans que Cédric Jubillar est placé à l’isolement et l’administration justifie ce maintien avec des arguments purement fallacieux, au sujet de la sécurité de mon client. Je ne peux pas préparer une défense dans ces conditions », rappelle Pierre Debuisson.
Lors du procès devant les assises du Tarn, en septembre 2025, l’un des avocats généraux, Nicolas Ruff, avait fait savoir qu’il ne s’opposerait pas à une demande de sortie d’isolement de Cédric Jubillar. Mais l’affaire ne semble pas si simple.
Début 2026, Cédric Jubillar avait été entendu dans le cadre d’une première procédure de prolongation qui devait durer jusqu’au 18 mars 2026. « Je suis à bout, je n’en peux plus, je n’arrive pas à dormir… Je vous en supplie, sortez-moi du quartier isolement ». Depuis cette date, c’est le statu quo.
L’administration pénitentiaire estime qu’une détention classique « reviendrait à accentuer les effets néfastes » de la détention de Cédric Jubillar. Elle considère également que les agents du quartier isolement « ont pour consigne de faciliter la prise en charge et l’accès aux soins ». Un volet médical sur lequel son avocat se montre très critique. « Lors de son procès, à Albi, on lui a administré des calmants au prétexte d’alléger son anxiété, mais en réalité, cela l’a considérablement affaibli ».
Cédric Jubillar : Quand la Défense Familiale Prend des Allures de Comédie Judiciaire
À cinq mois de son procès en appel, Cédric Jubillar, le peintre-plaquiste accusé du meurtre de son épouse, s’entoure de ténors du barreau. Une défense familiale qui pourrait faire sourire, si le sujet n’était pas aussi tragique.
Dans le monde du droit, il y a ceux qui plaident et ceux qui se battent pour leur survie. Cédric Jubillar, lui, semble avoir choisi la première option, mais avec une touche familiale. À l’approche de son procès en appel, son nouvel avocat, Me Pierre Debuisson, a décidé de faire appel à son père, Guy Debuisson, ainsi qu’à Frank Berton, un pénaliste au passé bien chargé. Une équipe qui, à première vue, pourrait faire penser à une réunion de famille plutôt qu’à une défense judiciaire.
Ce qui se passe réellement
Le procès de Cédric Jubillar est prévu pour le 21 septembre 2026 à Toulouse. Accusé du meurtre de sa femme, Delphine, dont le corps reste introuvable, Jubillar se retrouve dans une situation pour le moins délicate. Condamné à 30 ans de réclusion criminelle en première instance, il a toujours nié toute implication dans la disparition de sa femme, infirmière et mère de deux enfants. Le dossier, qui compte 16 000 pages, semble plus complexe qu’un épisode de soap opera, mais sans les rebondissements dramatiques.
La défense, qui se veut impressionnante, est en réalité un mélange de relations familiales et de notoriété. Guy Debuisson, avec ses 40 ans d’expérience, et Frank Berton, connu pour des affaires aussi épineuses qu’Outreau, sont là pour tenter de renverser la vapeur. Mais peut-on vraiment compter sur des liens du sang pour faire pencher la balance de la justice ?
Pourquoi cela dérange
Ce qui est particulièrement troublant, c’est la manière dont la justice semble parfois se plier aux caprices des avocats célèbres. La présence de ces ténors du barreau soulève des questions sur l’équité du système judiciaire. Est-ce que le nom et le pedigree suffisent à garantir une défense solide, ou est-ce que cela ne fait qu’ajouter une couche d’ironie à une affaire déjà tragique ?
Ce que cela implique concrètement
La situation de Cédric Jubillar est symptomatique d’un système qui, parfois, semble plus préoccupé par le spectacle que par la vérité. Son isolement prolongé, justifié par des « arguments sécuritaires fallacieux », met en lumière les dérives d’une justice qui peine à équilibrer sécurité et droits de la défense. Comment préparer une défense efficace lorsque l’on est enfermé dans un isolement qui semble plus punitif qu’autre chose ?
Lecture satirique
Il est presque comique de voir comment la justice peut se transformer en une farce où les avocats, tels des héros de sitcom, tentent de sauver leur client d’un destin tragique. Les promesses de justice se heurtent à la réalité d’un système qui, au lieu de protéger, semble parfois condamner à l’avance. Les discours sur l’équité et la justice deviennent des slogans creux, alors que la réalité est bien plus sombre.
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec des systèmes judiciaires autoritaires, où les droits de l’homme sont souvent bafoués. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la justice devient parfois un outil de pouvoir, plutôt qu’un rempart contre l’injustice. Les dérives observées dans l’affaire Jubillar résonnent avec ces réalités inquiétantes.
À quoi s’attendre
À l’approche du procès, il est difficile de prédire l’issue. Les tensions montent, et la pression sur la justice est palpable. Les enjeux sont élevés, et les conséquences pourraient bien aller au-delà de la simple condamnation ou acquittement d’un homme. C’est un véritable test pour le système judiciaire français, qui devra prouver qu’il peut encore faire preuve d’équité dans un monde où les apparences et les connexions semblent primer.



