Carburant : le RN promet l’indépendance énergétique, mais oublie ses racines fossiles !
Le fait principal
Le gouvernement français a annoncé, le 22 septembre, des aides supplémentaires de 450 millions d’euros pour faire face à la flambée des prix des carburants, qui atteignent des sommets record.
Ce qui s’est passé
Lors d’une conférence de presse à Bercy, le ministre des comptes publics, David Amiel, a précisé que cette somme ne modifiait pas l’enveloppe de 1,4 milliard d’euros déjà prévue pour cette crise. Environ 50 % des Français éligibles au dispositif « grand rouleur » ne l’ont pas sollicité, poussant le gouvernement à élargir son accès à 5,5 millions de personnes.
Le plafond de la prime carburant, une aide défiscalisée accordée par les employeurs, sera également porté de 600 à 1 000 euros. Le ministre des PME, Serge Papin, a souligné que cette me vise à renforcer le pouvoir d’achat des salariés.
Le contexte
Cette décision intervient alors que le prix du gazole a atteint 2,41 € le litre, un record en France, tandis que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Ukraine continuent de perturber les approvisionnements. Philippe Casbas, président du syndicat des pétroliers, a évoqué une légère baisse du prix du baril de Brent, tout en appelant à une stabilisation de la situation internationale pour espérer une baisse des prix à la pompe.
Les chiffres à retenir
- Aides supplémentaires : 450 millions d’euros
- Enveloppe totale d’aides : 1,4 milliard d’euros
- Plafond de la prime carburant : 1 000 euros
- Prix moyen du gazole : 2,41 € le litre
- Nombre de bénéficiaires potentiels de l’aide : 5,5 millions
Ce que cela révèle
Ces annonces révèlent une incohérence frappante dans la gestion de la crise par le gouvernement. D’un côté, il tente de rasr les citoyens avec des aides, de l’autre, il demande à l’UE d’assouplir les normes sur les carburants. Emmanuel Macron, tout en appelant à une « accélération européenne sur les efforts d’électrification », semble ignorer que la dépendance énergétique de l’Europe aux importations du Moyen-Orient est un problème structurel, exacerbant ainsi la contradiction entre les discours et les actes.
Et pendant que le gouvernement promet de « neutraliser » les surplus de TVA liés à la hausse des prix, les recettes fiscales continuent de chuter, laissant planer le doute sur la sincérité de ces promesses. La réalité est que, malgré les annonces, beaucoup de Français se retrouvent dans une situation précaire, attendant des mes concrètes plutôt que des promesses vides.
Ce qu’il faut retenir
En somme, face à une crise des carburants qui touche de plein fouet les ménages, le gouvernement multiplie les aides tout en naviguant dans des eaux troubles, entre promesses d’électrification et dépendance énergétique. Les Français, eux, continuent de faire les frais de cette gestion chaotique.
Source : Ministère des Comptes publics, Europe 1.
