Canicules en Pays de la Loire : plus de 900 décès signalés, bilan sans précédent
L’été 2026 a été marqué par plusieurs épisodes de fortes chaleurs. En France, près de 8 000 décès en excès ont été recensés pendant les périodes de canicule. Dans les Pays de la Loire, le décompte s’élève à près de 900 décès, soit environ 11 % du bilan national. On fait le point. Des chiffres macabres. En France, les trois premières estimations de Santé publique France font état de près de 8 000 décès en excès lors des épisodes de canicule de l’été 2026. Dans les Pays de la Loire, ce bilan dépasse les 900 décès en excès. Entre le 17 juin et le 2 juillet, 553 décès supplémentaires ont été recensés, soit une hausse de 55,2 % par rapport au nombre attendu. Puis, entre le 3 et le 22 juillet, la région a enregistré 236 décès en excès, soit 21,4 % de plus qu’escompté. Une troisième estimation, publiée mercredi 16 septembre, vient compléter ce triste calcul. Entre le 27 juillet et le 20 août, 113 décès en excès ont été observés dans la région, avec une mortalité toutes causes confondues supérieure de 11,7 % au niveau attendu. Attention toutefois à l’interprétation de ces chiffres. Ils ne correspondent pas strictement à un décompte des personnes dont la mort aurait été directement provoquée par la chaleur. Santé publique France me ici un excès de mortalité toutes causes confondues : le nombre de décès observés est comparé au nombre attendu, calculé à partir d’un modèle statistique. Les estimations publiées au fil de l’été ne sont par ailleurs pas encore définitives. Pour le dernier épisode, les données de mortalité ont été arrêtées au 15 septembre. Santé publique France doit désormais consolider l’ensemble des données afin de publier un bilan estival complet. À l’échelle de la France, cet été 2026 a été le plus meurtrier lié à la chaleur, avec une majorité de victimes âgées de 75 ans et plus. Dès le mois de juin, les hôpitaux étaient submergés de victimes de coups de chaleur dans l’Hexagone. Cette dernière période estivale est qualifiée de hors norme, ayant été la plus chaude depuis 1900, avec une température moyenne de 24 degrés sur 24 heures. Cet été hors norme pourrait bien préfigurer ceux de demain. C’est en tout cas ce qu’estime le climatologue finlandais Mika Rantanen, qui évoque la répétition des canicules en France : « Ce type d’étés, et même des étés bien plus chauds, seront une nouvelle norme. » Source : Santé publique France.
