Boris Cyrulnik: «Depuis que le sacre du moi suppose l’extinction de l’Autre, la décivilisation saccage les petits bonheurs de la relation»

Titre : La décivilisation menace les relations humaines selon Boris Cyrulnik

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et auteur, met en lumière les dangers de l’individualisme croissant dans notre société moderne. Dans son dernier propos, il souligne que le culte du « moi » entraîne une extinction de l’Autre, affectant gravement les petits bonheurs de la relation humaine.

Il évoque les conséquences de notre progrès technologique, en déclarant : « Si nous voulons préserver les bénéfices de l’art, de la science et de la technologie, nous devons, de toute urgence, lutter contre les effets secondaires de nos progrès. » Cyrulnik fait référence à des études en neuro-imagerie, qui indiquent que l’absence de contacts sociaux peut mener à des effets néfastes sur le cerveau, tels que l’atrophie cérébrale. À l’inverse, la présence de l’Autre peut provoquer une stimulation de zones cérébrales associées à la punition.

Pour contrer ces effets, il préconise un retour à des rituels de civilisation, tels que le respect des tours de parole et la pluralité des points de vue. Il souligne que « quand un enfant est prisonnier d’un seul récit, il ne peut que se laisser embarquer dans la haine. » Ces réflexions s’inscrivent dans un contexte où les relations humaines sont de plus en plus fragilisées par l’individualisme et la technologie.

Cyrulnik appelle donc à une réévaluation de nos interactions quotidiennes et de nos comportements sociaux pour éviter une déshumanisation progressive de nos sociétés.

Source : Le Temps

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