Blocages de lycées : 25 à 30 millions d’euros de dégâts estimés en Auvergne-Rhône-Alpes
En Auvergne-Rhône-Alpes, les dégâts liés aux blocages de lycées étaient estimés entre 25 et 30 millions d’euros vendredi 2 octobre 2026 par le président de la Région, Fabrice Pannekoucke. Dans le Grand Est, son homologue Franck Leroy avançait un montant proche d’un million d’euros. Ces évaluations portent sur des dégradations commises dans ou autour des établissements et sur des véhicules ; elles restent provisoires.
Des fermetures concentrées autour des grandes villes
Vendredi, 93 lycées sur un peu plus de 300 étaient fermés en Auvergne-Rhône-Alpes, selon Fabrice Pannekoucke, qui situait les perturbations surtout autour de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne, et dans une moindre me près de Clermont-Ferrand. La Région faisait état de dégâts dans des établissements, à leurs abords et sur des véhicules. À Échirolles, en Isère, des poubelles ont notamment été brûlées devant le lycée Marie-Curie le 29 septembre, selon la légende de la photographie publiée par franceinfo.
Dans le Grand Est, plusieurs lycées ont été bloqués à Strasbourg et Mulhouse. La préfecture du Haut-Rhin avait également signalé, dans son point de situation du 1er octobre, des mobilisations à Saint-Louis, Colmar et Guebwiller, ainsi que des dégradations et des violences contre les forces de l’ordre. À Mulhouse, franceinfo rapportait des jets de pierres et des tirs de mortiers, suivis de l’usage de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre.
Des estimations, pas encore un bilan définitif
Les montants avancés par les deux présidents de Région sont des estimations, et non un décompte final des réparations. Les informations disponibles ne précisent pas encore le coût établi établissement par établissement, ni la part des dommages qui serait couverte par les assurances. En Auvergne-Rhône-Alpes, les images de vidéosurveillance et les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux étaient en cours d’analyse, selon Fabrice Pannekoucke.
Les chiffres de gardes à vue cités par ICI Alsace concernent le jeudi soir : 36 dans le Bas-Rhin et 25 dans le Haut-Rhin. Ils ne constituent pas un bilan judiciaire définitif. La préfecture du Haut-Rhin a décrit les interventions et les lieux de mobilisation dans son point de situation du 1er octobre.
Des cours perturbés et des revendications distinctes
Pour les élèves et les familles, les fermetures annoncées vendredi impliquaient une interruption des cours dans les établissements concernés. La liste des lycées encore fermés le samedi 3 octobre n’est pas précisée dans les informations consultées : il est donc nécessaire de vérifier directement auprès de chaque établissement les modalités de reprise et d’éventuels cours à distance.
Les présidents de Région disent entendre certaines préoccupations exprimées par des lycéens, notamment sur Parcoursup, les emplois du temps, les transports et le confort des établissements. Ils distinguent ces revendications des actes de violence et de dégradation. En Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke appelle à identifier les auteurs et à leur faire supporter le coût des dommages ; aucune décision de remboursement concernant des personnes précises n’est annoncée dans les éléments disponibles.
Le ministre de l’Éducation nationale devait recevoir vendredi les organisations syndicales, les associations de parents et de lycéens ainsi que des élus. Les suites de cette rencontre et l’évaluation définitive des dégâts restent à connaître.
Source : franceinfo- Grand-Est
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