Les pintes à 3,5 euros, ça devient rare

2,9 euros à Jaurès, 11 euros à Cité : MisterGoodBeer, une application qui recense les bars les plus abordables, a conçu une carte des prix de la bière la moins chère par station de métro en 2026, en les comparant à 2016. Gentrification, « premiumisation »… Pourquoi les tarifs ont-ils évolué ?

Dans de nombreux quartiers de Paris, trouver une pinte à moins de cinq euros devient un défi. « Les prix ont vraiment augmenté. Même en happy hours, c’est difficile », constate Tristan, un Parisien du 9e arrondissement. Mathilde, également présente, ajoute que « dans certains bars artisanaux, les pintes peuvent atteindre 15 à 20 euros », tandis que Lucie déplore les prix élevés dans les salles de concert, où une pinte de bière classique peut coûter jusqu’à 10 euros.

Kévin Cafolla, président de MisterGoodBeer, affirme que les tarifs varient considérablement d’un quartier à l’autre. L’application, qui recense plus de 2 600 bars et brasseries, est alimentée par une communauté de 30 000 contributeurs actifs à Paris. Cafolla a récemment publié une carte stylisée, affichant le prix de la pinte la moins chère par station de métro. Pour chaque station, les utilisateurs peuvent découvrir le prix de la pinte dans un rayon de 100 mètres.

En 2016, il était encore possible de trouver des pintes à 2,5 ou 3 euros. Aujourd’hui, les prix commencent généralement entre 4 et 6 euros, et les pintes à 3,5 euros deviennent rares. Les stations du Nord-Est de Paris, comme Alexandre Dumas, Couronnes ou Jaurès, affichent des prix d’entrée à 2,9 euros. En revanche, les prix les plus élevés se trouvent dans le centre et l’ouest de la capitale, avec des tarifs atteignant 11 euros à Cité, 10 euros aux Champs-Élysées, et 9,5 euros à Invalides.

Cette tendance à la hausse des prix est également liée à la gentrification, comme le souligne Cafolla. Dans certains quartiers, comme autour d’Église de Pantin, le prix des pintes a augmenté de 5 à 7 euros. Jean-Marie Cardebat, économiste, explique que la bière est désormais perçue comme un objet de mode, avec une montée en gamme, influencée par l’essor des bières artisanales.

La diversification de l’offre s’accompagne d’une recherche d’expériences variées, avec des établissements se spécialisant dans des activités spécifiques, proposant cocktails et événements.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Source : France 3 Régions

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