Biennale de Lyon 2026 : huit œuvres sélectionnées par des artistes internationaux.
Biennale de Lyon 2026 : 8 œuvres à ne pas rater
Pour sa 18e édition, la Biennale de Lyon présente 400 œuvres de 120 artistes, dont 60 % de nouvelles créations, 68 % de femmes et 42 nationalités représentées, le tout dans onze lieux différents. Parmi les principaux sites, on retrouve les 10 000 mètres carrés des Grandes Locos, le macLyon et le musée des Tissus, exceptionnellement rouvert pour l’événement. Les organisateurs attendent 300 000 visiteurs au cours de ces trois mois d’exposition.
La commissaire Catherine Nichols a intitulé sa proposition « Passer d’un rêve à l’autre ». Inspirée par les traboules lyonnaises, elle imagine des espaces propices à une « économie poétique », accompagnée des pensées de Robert Filliou et Walter Benjamin. Nichols, d’origine australienne et résidant à Berlin, met également en avant des artistes océaniens. Voici les œuvres à ne pas manquer.
Aux Grandes Locos, un fleuve flottant au-dessus du sol
L’œuvre de Miguel Rothschild, intitulée Río de la Plata, évoque les eaux argentées de cet estuaire, soutenue par des milliers de fils de nylon. L’artiste argentin raconte une « rivière d’argent » qui a vu la violence des colonisateurs et des dictatures militaires.
Aux Grandes Locos, une improbable course en chaises de bureau
La Néerlandaise Mette Sterre propose une installation humoristique, Hummelmania Paradise Extreme Dreams Depend on Teams, où des travailleurs à tête d’élastiques se lancent dans une course de chaises de bureau. Les visiteurs peuvent participer en utilisant des masques fabriqués lors d’ateliers avec des Lyonnais.
Au musée des Tissus, écouter tomber la pluie
L’Australienne Angelica Mesiti présente une vidéo, Future Perfect Continuous, où un groupe de musiciens crée le son d’une pluie orageuse en claquant des doigts et en frottant les mains. Cette œuvre de huit minutes met en avant la création collective, illustrant le « tissu social ».
Au musée des Tissus, une berceuse pour conjurer l’oubli
Lucia Kagramanyan aborde le thème du génocide arménien avec Women’s song for the future (A cradle, a sanctuary). L’artiste invite les visiteurs à écouter des comptines en langue arménienne tout en étant bercés dans des hamacs cousus à la main, créant un espace de douceur et de mémoire.
Dans toute la ville, des propositions insolites pour changer la vie
Les invitations de l’artiste espagnole Luz Broto, Put Oneself in the Place of the Other, incitent les visiteurs à interagir de manière subversive, comme vider leurs sacs au sol lors d’une conversation. Ces actions visent à créer une nouvelle situation et à provoquer une réflexion sur le quotidien.
À l’IAC, des corps en surchauffe
Maja Fredin présente Broiler, une série de sculptures qui interrogent la glorification du corps à travers le prisme du bodybuilding. Les œuvres, réalisées à partir de matériaux variés, évoquent les liens entre performance physique et exploitation.
Au macLyon, mille et une nuances d’une femme
Manfred Paul expose Verena – Lebenszeichen, une série de photographies prises sur 50 ans, capturant les différentes étapes de la vie de sa femme. Les images, accrochées en constellations, évoquent une riche réflexion sur le regard et le passage du temps.
Au macLyon, voler avec les vautours
Lucy Beech présente Scavengers, un film qui célèbre la beauté des vautours et leur rôle dans l’écosystème. En intégrant les efforts de conservation, l’artiste permet aux spectateurs de voir le monde à travers les yeux de ces oiseaux souvent mal compris.
Informations pratiques
La 18e Biennale d’art contemporain de Lyon se tiendra du 19 septembre 2026 au 13 décembre 2026. Pour plus d’informations, consultez le site www.labiennaledelyon.com.
Source : Beaux Arts Magazine
