Bangkok submergée : le gouvernement thaïlandais, champion des promesses, naufragé par les inondations !
Le fait principal
Bangkok est sous les eaux. La capitale thaïlandaise a déclaré l’état de catastrophe naturelle dans ses 50 districts suite à des pluies diluviennes ayant déversé près de 300 millimètres d’eau depuis jeudi.
Ce qui s’est passé
Les inondations, qualifiées de « stabilisées » par le gouverneur Chadchart Sittipunt, ont plongé la ville dans le chaos. Des habitants, comme Somkid Pheuk-ngam, 67 ans, témoignent : « L’eau n’arrête pas de monter. Elle m’arrive à la taille. » Les routes sont submergées, et les habitants peinent à sortir de chez eux, certains marchant dans une eau atteignant les cuisses. Les autorités ont préparé un million de sacs de sable et ouvert des abris temporaires pour faire face à la situation.
Le contexte
Septembre est traditionnellement le pic de la saison des pluies à Bangkok, mais cette année, la situation est exacerbée. La ville, surnommée la « Venise de l’Orient », est construite sur d’anciens marécages, à seulement 1,5 mètre au-dessus du niveau de la mer. Les scientifiques avertissent que les phénomènes météorologiques extrêmes vont s’intensifier avec le réchauffement climatique, une réalité que les autorités semblent peiner à anticiper.
Les chiffres à retenir
– 300 mm de pluie tombés depuis jeudi.- 487 mm de pluie enregistrés entre le 1er et le 25 septembre, contre une moyenne de 269 mm pour la même période entre 1991 et 2020.- 1 200 mètres cubes d’eau évacués par seconde grâce aux stations de pompage de la ville.
Ce que cela révèle
Les inondations de Bangkok ne sont pas qu’un désastre naturel ; elles mettent en lumière l’incapacité chronique des autorités à gérer les crises environnementales. Pendant que les habitants luttent pour sauver leurs commerces, le gouverneur encourage les patients alités à envisager un séjour à l’hôpital. Une réponse qui, sur le papier, semble proactive, mais qui, dans la réalité, témoigne d’un manque de préparation face à une catastrophe annoncée. En 2011, des inondations similaires avaient causé plus de 500 morts et des millions de logements endommagés. À quand une véritable prise de conscience politique face à ces enjeux environnementaux ?
Ce qu’il faut retenir
Bangkok est à nouveau à la merci des éléments, révélant une vulnérabilité face à des catastrophes de plus en plus fréquentes. Alors que les autorités tentent de gérer l’urgence, une question demeure : combien de temps encore avant que les leçons du passé ne soient réellement intégrées dans la planification urbaine et la gestion des crises ?
Sources : AFP, Bangkok Metropolitan Administration
