Carabins de Montpellier : entre médecine et extrême droite, un héritage troublant à démasquer.
Le fait principal
L’Université de Montpellier s’apprête à dévoiler une exposition inédite sur la vie des étudiants de la Faculté de médecine entre les deux guerres, dans la salle de dissection historique. Une plongée fascinante dans un passé où la médecine et l’histoire se mêlent, mais qui soulève aussi des questions sur la mémoire collective et la valorisation du savoir.
Ce qui s’est passé
À partir du 1er octobre 2026, l’exposition met en lumière un fonds d’archives exceptionnel, longtemps resté dans l’ombre. Ce projet, né d’une collaboration entre enseignants, étudiants et services patrimoniaux, retrace le parcours d’un carabin à Montpellier, de son inscription à la soutenance de sa thèse. Des affiches historiques, restaurées et numérisées, serviront de fil rouge pour explorer la vie quotidienne des étudiants, leurs enseignements, et les transformations sociétales de l’époque.
Le contexte
L’entre-deux-guerres en France est une période riche en bouleversements. Alors que le pays se remet de la Grande Guerre, des générations de médecins émergent, façonnant un système de santé qui perdure aujourd’hui. La Faculté de médecine de Montpellier, la plus ancienne du monde, est un témoin privilégié de cette évolution. L’exposition vise à rendre ces archives plus accessibles, tout en interrogeant notre rapport à l’histoire.
Les chiffres à retenir
– : 25 septembre 2026 à 16h- : du 1er octobre 2026 au 18 décembre 2026- : du jeudi au samedi, de 13h à 18h- : 1er, 8 et 29 octobre de 13h à 14h ; 19 novembre et 10 décembre de 16h à 17h
Ce que cela révèle
Cette initiative n’est pas qu’une simple rétrospective. Elle questionne la façon dont nous valorisons notre patrimoine, notamment face à des discours politiques qui prônent l’oubli ou la réécriture de l’histoire. Dans un contexte où certaines voix, comme celles du RN, tentent de minimiser le rôle de l’histoire dans la formation de l’identité nationale, cette exposition rappelle que le passé ne peut être effacé. En mettant en avant la richesse des archives, l’Université de Montpellier se positionne comme un bastion de la mémoire collective, face à ceux qui préfèrent l’oubli.
Ce qu’il faut retenir
L’exposition de l’Université de Montpellier est une invitation à redécouvrir un passé riche et complexe, tout en soulignant l’importance de la mémoire dans la construction de notre identité. Alors que certains essaient de réécrire l’histoire à des fins politiques, il est crucial de préserver ces témoignages pour les générations futures.
Source : Communiqué de presse de l’Université de Montpellier
