Avignon : le maire renforce l’ordre public, mais à quel prix pour la démocratie ?
Le fait principal
Le maire d’Avignon, Olivier Galzi, a durci son arrêté municipal contre les troubles à l’ordre public, malgré une première version annulée par le tribunal administratif. Ce nouvel arrêté, jugé « anti-mendicité » par ses détracteurs, a suscité un vif débat.
Ce qui s’est passé
En août 2026, Olivier Galzi, fraîchement élu, a tenté de mettre fin aux troubles à l’ordre public par un arrêté municipal. Cette première version, qui interdisait l’occupation prolongée des rues, a été retoquée par le tribunal administratif de Nîmes. Le 21 septembre, une nouvelle mouture a été annoncée sur les réseaux sociaux du maire, interdisant désormais des comportements tels que les sollicitations agressives, les insultes et les jets d’objets dans 25 rues d’Avignon.
Le contexte
La question des troubles à l’ordre public à Avignon n’est pas nouvelle. Elle est devenue un sujet de crispation entre les élus et les associations de solidarité. Thierry Mila, président de la Fédération des acteurs de la solidarité PACA-Corse, a exprimé des préoccupations quant à la légalité et l’application de ces nouvelles mes. Les tensions entre la mairie et les associations sont palpables, avec des demandes de dialogue qui restent sans réponse.
Les chiffres à retenir
– 25 rues et places d’Avignon sont désormais concernées par l’arrêté.- La première version de l’arrêté a été annulée par le tribunal administratif de Nîmes.
Ce que cela révèle
La détermination d’Olivier Galzi à « ne rien lâcher » sur sa politique de lutte contre les troubles à l’ordre public semble plus une posture politique qu’une véritable solution. En effet, les déclarations de l’élu laissent transparaître une volonté de redorer son image face à une opposition qui le qualifie d’« anti-mendicité ». Ce double discours sur la sécurité et la solidarité soulève des questions : jusqu’où ira-t-il pour maintenir le contrôle, tout en prétendant défendre les valeurs républicaines ?
Ce qu’il faut retenir
Le nouvel arrêté d’Avignon est un exemple frappant de la tension entre sécurité publique et droits des plus vulnérables. Alors que le maire affiche une volonté de fermeté, les conséquences de ses décisions sur les populations marginalisées sont plus que préoccupantes. Loin de résoudre les problèmes, ces mes risquent de les aggraver, tout en alimentant un discours politique qui semble plus soucieux de l’image que de la réalité.
Source : Théo Gueydan, publié le 25 septembre 2026.
