
On ne me donnait plus que quatre ans à vivre : Portrait d’Aurélie Mériau, nouvelle maire près de Nantes
Sur les 32 communes du Vignoble nantais, Aurélie Mériau fait partie des neuf femmes maires. Elle succède à Christelle Braud, qui a occupé son poste pendant plus de 30 ans. Bien que son engagement politique soit récent, débuté en 2020, la nouvelle maire de Divatte-sur-Loire ne s’imaginait pas un jour siéger au conseil municipal. « Être élue ? Jamais de la vie je me disais. Ça ne m’intéressait pas, ça ne me parlait pas… », confie-t-elle. Son parcours a débuté lorsqu’elle a été sollicitée par Christelle Braud pour rejoindre l’équipe municipale en tant qu’adjointe à l’enfance-jeunesse.
Au moment de la remise de l’écharpe tricolore le 22 mars dernier, Aurélie Mériau, mariée et mère de trois enfants, a ressenti une transition entre « le réel et l’irréel ». Elle souligne l’importance de son cocon familial dans sa décision de se lancer dans la politique. « Mon cocon familial est très important. Il fallait que j’obtienne l’approbation de mes parents notamment, et je l’ai eue. »
Cependant, son parcours n’a pas été sans embûches. En 2019, Aurélie Mériau a été diagnostiquée avec trois cancers : du sein, de l’utérus et de la peau. « On m’annonce que je n’ai plus que quatre ans à vivre. Sans ce dépistage, je serais morte. C’est pour ça que je milite pour le dépistage à 40 ans », déclare-t-elle. Elle a appris à cohabiter avec sa maladie, la considérant non comme une ennemie, mais comme une « bonne copine ». « J’aime trop la vie et il faut en profiter », ajoute-t-elle avec optimisme.
Originaire de Carquefou, Aurélie Mériau a grandi dans une famille où son père travaillait comme conducteur de taxi et sa mère à la Sécurité sociale. Elle a également une expérience variée dans le monde professionnel, ayant travaillé comme prothésiste dentaire avant de se tourner vers la restauration et le commerce. Depuis 20 ans, elle est VRP-multicartes dans une entreprise spécialisée dans l’insertion des personnes en situation de handicap.
Installée à La Chapelle-Basse-Mer depuis 2006, Aurélie Mériau se décrit comme « aimantée » par sa commune. Ses passions incluent le jardinage et la musique funk, qu’elle considère comme une source de bonne humeur pour sa famille.
À travers son engagement, Aurélie Mériau souhaite non seulement servir sa commune, mais aussi inspirer les autres à profiter de la vie malgré les défis.
Source : Actu.fr, Vincent Malbœuf, publié le 11 mai 2026.






