
Au secours, mes plantes sont envahies de pucerons !
Qui n’a jamais eu d’attaques importantes de pucerons sur ses cultures, que ce soit en appartement ou dans le jardin ? Paradoxalement, la meilleure réaction n’est pas de traiter. On vous explique.
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Principalement ne rien faire
Sauf dans certains cas particuliers, comme en appartement ou sur un balcon situé au-dessus du 2ème étage, où les insectes auxiliaires ne montent pas naturellement, il est souvent préférable de ne pas intervenir immédiatement. En effet, les insectes auxiliaires volent généralement entre 2 et 6 mètres du sol. Dans ces situations, il est recommandé d’intervenir chimiquement, mais avec des méthodes douces. On peut traiter toute la plante avec une huile blanche ou, à défaut, du savon noir à 2%, en répétant l’opération trois fois, espacées de deux semaines. Ces produits asphyxient les insectes en bouchant leurs trachées respiratoires.
Il est essentiel d’éviter les mélanges « maison » ou les recettes de grands-mères, qui peuvent souvent causer plus de dégâts que de bénéfices. Si ces traitements échouent, d’autres substances plus agressives, comme le spinosad, peuvent être envisagées, bien que moins respectueuses de l’environnement.
À l’extérieur, que ce soit en ville ou à la campagne, une multitude d’insectes et de prédateurs s’attaquent aux pucerons, et le traitement chimique peut détruire ces auxiliaires bénéfiques. La faune qui colonise les espaces végétalisés, notamment les parties fleuries, est cruciale pour maintenir l’équilibre écologique.
Pas du purin d’ortie
Pour favoriser le développement de cette faune auxiliaire, il est crucial de ne pas utiliser de produits insecticides. Des études montrent que le purin d’ortie ou le jus d’ail n’ont pas d’effet insecticide significatif, mais peuvent agir comme répulsifs. Le jus d’ail possède des propriétés fongicides, mais son utilisation doit être prudente car elle peut nuire aux auxiliaires. Les fongicides et les stimulateurs de défense des plantes n’ont généralement pas d’effet nocif sur les insectes.
Une faune riche et diversifiée
Les prédateurs classiques des pucerons, tels que les syrphes, les chrysopes et certaines coccinelles, jouent un rôle essentiel dans la régulation de ces populations. D’autres prédateurs occasionnels, comme les perce-oreilles et certains oiseaux, contribuent également à cette lutte. Les parasitoïdes, qui pondent des œufs à l’intérieur des pucerons, sont particulièrement efficaces en début d’invasion.
Ne pas s’affoler et laisser vivre
En conclusion, il est préférable de garder son calme face à une invasion de pucerons et de permettre à la nature de suivre son cours. Une diversité florale dans le jardin peut attirer ces auxiliaires. En cas de besoin, il est possible d’acheter des auxiliaires dans les jardineries ou sur des sites spécialisés, avec un délai de livraison d’une à deux semaines. Il est parfois nécessaire d’anticiper les besoins, surtout pour les cultures sous abris, où les parasitoïdes, bien que plus lents à agir, sont souvent plus efficaces.
Source : ici.fr




