Armasuisse et le F-35 : mensonges et illusions, la Suisse piégée par ses propres choix !
Le fait principal
Le Département fédéral de la défense suisse a trompé la population sur le prix d’achat des 36 F-35, affirmant pendant près de quatre ans qu’un prix fixe était garanti. Une enquête récente révèle que cette promesse n’était qu’un mirage.
Ce qui s’est passé
Depuis le 27 novembre 2021, Viola Amherd, alors ministre de la Défense, a véhiculé l’idée d’un prix fixe de 6 milliards de francs pour l’achat des F-35. Ce discours a perduré jusqu’au 13 août 2025, date à laquelle son successeur, Martin Pfister, a dû admettre que « la Suisse ne peut pas imposer de prix fixe » pour ce contrat d’armement. Entre-temps, le coût avait grimpé d’un milliard, le gouvernement évoquant un « malentendu » avec Washington. Pourtant, le rapport de la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N) conclut que ce prix fixe n’a jamais existé.
Le contexte
La question du prix fixe était cruciale pour la crédibilité du gouvernement suisse. Dans un contexte où les dépenses militaires sont scrutées à la loupe, la promesse d’un prix garanti devait rasr les citoyens. Mais la réalité était tout autre : les responsables suisses ont utilisé une note de bas de contrat, peu lue, pour justifier leur communication sur un prix fixe, sans aucune valeur juridique. La CdG-N a dénoncé l’absence d’accord formel, mettant en lumière les failles du processus décisionnel.
Les chiffres à retenir
- 36 F-35 achetés pour un coût initial de 6 milliards de francs.
- Augmentation du coût à 7 milliards de francs.
- Enquête de la CdG-N ayant duré plus d’un an.
Ce que cela révèle
Cette affaire soulève des questions sur la transparence du gouvernement suisse et la gestion des contrats d’armement. Les promesses faites sur le prix fixe s’apparentent à des effets d’annonce, révélant un décalage entre communication et réalité. Le gouvernement, en jouant sur les mots et en évoquant des « malentendus », semble avoir pris les citoyens pour des naïfs. Une stratégie qui rappelle les discours souvent flous des partis d’extrême droite, où les promesses se heurtent à la dureté des faits.
Ce qu’il faut retenir
En somme, la promesse d’un prix fixe pour les F-35 s’est révélée être une illusion, mettant en lumière les lacunes de la communication gouvernementale. Les Suisses méritent mieux que des promesses en l’air, surtout lorsqu’il s’agit de dépenses militaires. Cette affaire est un appel à la vigilance citoyenne face aux discours politiques souvent trop éloignés de la réalité.
Source : Rapport de la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N)
