
C’est inconcevable dans un groupe qui se targue d’être moderne : les syndicats choqués par les plus de 300 morts au travail chez Arcelormittal entre 2013 et 2023
Les syndicats d’Arcelormittal expriment leur indignation face à plus de 300 décès de travailleurs survenus entre 2013 et 2023, dénonçant « des défaillances graves et systémiques concernant les droits des travailleurs ». En réponse, le groupe a annoncé avoir « commencé à déployer un plan d’action global » pour améliorer ses « performances en matière de sécurité au travail ».
Mardi, plusieurs représentants du personnel ont manifesté pour exiger une plus grande protection des employés, soulignant que « plus de 300 » travailleurs ont perdu la vie au cours de la dernière décennie. Isabelle Barthès, secrétaire générale adjointe d’IndustriAll Europe, a déclaré : « Entre 2013 et 2023, il y a quand même plus de 300 travailleurs qui sont morts en travaillant pour Arcelormittal à travers le monde. » Elle a qualifié cette situation d' »inconcevable dans un groupe qui se targue d’être un groupe moderne ».
La fédération syndicale appelle Arcelormittal à « remédier immédiatement à des défaillances graves et systémiques concernant les droits des travailleurs, la sécurité au travail, le dialogue social et ses engagements climatiques ». Parmi les décès signalés, 46 travailleurs ont été tués en octobre 2023 lors d’un incendie dans la mine de charbon de Kostenko au Kazakhstan.
La fréquence des accidents mortels réduite de moitié
Lors de son assemblée générale tenue mardi au Luxembourg, Arcelormittal a affirmé avoir « commencé à déployer un plan d’action global » pour transformer ses performances en matière de sécurité, suivant un audit complet réalisé en 2024. L’entreprise a rapporté des améliorations, notamment une réduction de plus de 50% de son taux de fréquence des accidents mortels, le plus bas de son histoire, ainsi qu’une baisse de 7% de la fréquence des accidents avec arrêt de travail.
Cependant, Arcelormittal reconnaît que « notre parcours n’est pas achevé » pour atteindre son « objectif de zéro décès et zéro blessure grave ». Isabelle Barthès a noté que le « dialogue social » est de plus en plus dégradé, soulignant l’absence d’un « climat de confiance ». Selon elle, dans l’industrie, « le dialogue social entre la direction et les travailleurs », en particulier dans des secteurs comme la sidérurgie, est crucial.
(Source : BFM TV)




