À l’issue de la mobilisation du samedi 24 octobre 2026, plusieurs réponses sont évoquées par le gouvernement face aux revendications sur le pouvoir d’achat et les conditions d’étude dans les lycées. Parmi les pistes figure une hausse anticipée du SMIC de 15 euros nets par mois. Les lycéens réclament aussi davantage de moyens et contestent le fonctionnement de Parcoursup.

Une revalorisation du SMIC envisagée dès novembre
Le ministre de l’Économie n’a pas exclu, le 24 octobre au matin, d’avancer la prochaine revalorisation du salaire minimum au 1er novembre. Elle apporterait 15 euros nets supplémentaires par mois, soit deux mois plus tôt que prévu. Il s’agit d’une option évoquée, et non d’une mesure présentée comme déjà décidée.
Des manifestantes interrogées pendant le reportage mettent en avant le poids des dépenses quotidiennes. L’une estime qu’une hausse aiderait à faire face au loyer et aux charges. Une autre, qui dit percevoir 1 700 euros nets par mois, décrit des difficultés à se nourrir et juge que sa situation reste précaire malgré un revenu supérieur au SMIC.
La question du carburant nourrit également les préoccupations sur le pouvoir d’achat. La possibilité de puiser dans les réserves stratégiques de gazole afin de réduire le prix du litre, jusqu’à 18 centimes, suscite des réserves chez certains manifestants, qui s’interrogent sur l’opportunité d’utiliser ces stocks.
Les lycéens demandent davantage de moyens
Dans les cortèges, des lycéens ont fait entendre leurs revendications sur les conditions d’étude. Ils dénoncent notamment des classes trop chargées et le manque de personnel dans les établissements, notamment d’enseignants, de psychologues et d’infirmières.
Vendredi soir, le Premier ministre avait évoqué plusieurs pistes : recruter davantage de professeurs, améliorer les bâtiments scolaires et revoir Parcoursup. Pour Léo, élève de première cité dans le reportage, une réforme de la plateforme ne suffirait pas : il demande sa suppression.
Des échanges annoncés avec les lycéens et les enseignants
À la suite de la mobilisation, l’exécutif devait recevoir des lycéens et des enseignants au début de la semaine suivante. Le reportage ne précise pas quelles décisions pourraient être prises à l’issue de ces échanges.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
Article original : Consulter la source originale







