La fusillade survenue le vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, a fait un mort et cinq blessés. Deux jours après les faits, le suspect, Kévin T., 39 ans, était toujours en garde à vue, prolongée après une première audition. Les enquêteurs cherchent à préciser ses motivations et à établir s’il a agi seul.

Une attaque en plusieurs lieux

Les tirs ont commencé dans la matinée à Trappes, avant de se poursuivre dans la commune voisine de La Verrière. Selon le récit des faits rapporté par le Journal du dimanche, la séquence meurtrière a duré une vingtaine de minutes et s’est déroulée sur plusieurs sites.
Au square Pergaud, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été mortellement atteint. D’autres personnes ont été blessées au cours de la course du tireur présumé, dont une fillette de 12 ans, toujours en urgence absolue au moment de la publication. Le bilan communiqué dans l’enquête est d’un mort et de cinq blessés.
Le suspect a été interpellé à Coignières par un équipage de la brigade anticriminalité. Il n’aurait pas opposé de résistance. Dans son véhicule, les policiers auraient découvert de la cocaïne, des bombes lacrymogènes et de l’argent liquide.
Une enquête antiterroriste en cours
Après l’arrestation, les forces de l’ordre se sont rendues au domicile de Kévin T., à Plaisir. L’appartement a été signalé comme potentiellement piégé. Des démineurs, le Raid, la Direction générale de la sécurité intérieure et la Sous-direction antiterroriste sont intervenus. Selon les éléments rapportés, trois bonbonnes de gaz reliées à une minuterie et à un dispositif électrique ont été trouvées, ainsi qu’une boîte contenant des clous et des billes d’acier.
Le Parquet national antiterroriste est chargé des investigations. Les enquêteurs cherchent notamment à reconstituer la préparation de l’attaque, à déterminer l’origine de l’arme et à identifier d’éventuels complices. Les supports informatiques du suspect sont également en cours d’exploitation.
La garde à vue de Kévin T. a été prolongée samedi matin. Trois personnes de son entourage familial et amical ont également été placées en garde à vue, dont sa mère, qui s’est présentée d’elle-même au commissariat, selon les informations rapportées.
Des motivations racistes évoquées
D’après les éléments de l’enquête cités par le Journal du dimanche, le suspect présumé aurait déclaré avoir voulu venger des commerçants victimes des pillages du 17 octobre, en ciblant délibérément des personnes noires et arabes. Ces propos rapportés constituent une piste examinée par les enquêteurs et ne préjugent pas des conclusions de la procédure.
Un exemplaire de Mein Kampf aurait aussi été retrouvé à son domicile, à côté d’une Bible et d’un Coran. Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu à Trappes vendredi soir et a qualifié les faits d’« attentat terroriste raciste ». Il a ensuite corrigé une déclaration affirmant qu’il s’agissait d’une première en France, rappelant que des personnes avaient déjà été tuées en raison de leur religion.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : leJDD







