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Explosion de la rue de Trévise : Inès témoigne de son combat, près de huit ans après

Près de huit ans après l’explosion de la rue de Trévise, à Paris, Inès raconte les blessures et les longues années de soins qui ont bouleversé sa vie. Âgée de 29 ans, la rescapée a témoigné alors que le procès de l’accident s’est ouvert cette semaine. Elle doit prendre la parole à la barre.

Vibrant city life on a sunny day in Lyon, France, capturing pedestrians and historic architecture.
Linh Bo · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Au cœur de l’explosion

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parismuseescollections.paris.fr · CC0 · Source : commons.wikimedia.org

Le 12 janvier 2019, Inès travaille depuis trois jours dans un hôtel de la rue de Trévise. Elle sert les petits-déjeuners lorsqu’une explosion provoquée par une fuite de gaz ravage le quartier. La déflagration fait quatre morts et 66 blessés.

Dans son témoignage à France Télévisions, elle raconte avoir vu deux pompiers projetés par une boule de feu alors qu’ils recherchaient la fuite. Elle-même est soufflée à l’intérieur de l’hôtel, éventré par l’explosion.

Ses jambes sont grièvement atteintes. Un policier lui prête son téléphone : environ vingt minutes après la déflagration, elle appelle son père pour lui annoncer l’explosion et lui dire qu’elle pense mourir. Son père, qui travaille à proximité, rejoint le quartier, mais la police lui interdit de passer en raison du risque d’une nouvelle explosion.

Une longue reconstruction

Évacuée par hélicoptère, Inès est plongée dans un coma artificiel. Selon son récit, les médecins préconisent l’amputation de ses deux jambes, mais sa famille s’y oppose. Elle subit ensuite une cinquantaine d’opérations pour tenter de les reconstruire.

Lors de sa rééducation, elle découvre dans son dossier médical que les soignants ne s’attendent pas à ce qu’elle remarche. Inès raconte avoir alors décidé de tenter de se relever. Elle effectue ses premiers pas entre des barres de rééducation, puis recommence à se déplacer avec des béquilles dès qu’elle le peut.

Les séquelles restent présentes. Le jour de son témoignage, elle porte un masque en prévision d’une nouvelle opération et explique perdre ses cheveux par poignées, qu’elle relie au stress vécu depuis l’explosion.

Le procès et l’attente de réponses

Au-delà des soins, Inès dit devoir se battre pour les expertises, les indemnisations et l’accès à un logement adapté. La mairie de Paris et un syndic de copropriété de la rue de Trévise sont renvoyés devant la justice pour homicides et blessures involontaires. Ces poursuites ne préjugent pas de la décision du tribunal.

La rescapée dit attendre que la vérité soit établie et que les responsables assument leur part. Elle affirme toutefois qu’elle n’accepterait pas les excuses qu’elle espère entendre. « Depuis le 12 janvier 2019, je n’ai pas l’impression d’être en vie », confie-t-elle à France Télévisions.

Étudiante en droit, Inès rêvait de devenir magistrate. Elle doit témoigner à la barre durant le procès, tandis qu’elle poursuit son combat pour se reconstruire.


Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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