Énergie fossile : 56 pays créent une alliance historique sans les États-Unis

Énergie fossile : 56 pays créent une alliance historique sans les États-Unis

Mercredi 29 avril, une cinquantaine de pays ont atteint un consensus lors de la première conférence pour la sortie des énergies fossiles, tenue à Santa Marta, en Colombie. Cette initiative vise à contourner les blocages des négociations internationales sur le climat, tout en reconnaissant la nécessité de convaincre le reste du monde. La ministre colombienne de l’Environnement, Irene Velez Torres, a déclaré : « Quand ils nous regarderont dans le futur, ils se souviendront que nous étions ici, pour résoudre les défis de notre temps. »

Cette conférence se distingue des précédentes COP par son atmosphère apaisée, sans négociations nocturnes ni tensions. Les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, tels que la Chine, les États-Unis, l’Inde et les pays du Golfe, étaient absents.

Cinquante-six pays d’Europe, d’Amérique latine, des Caraïbes et des petites îles du Pacifique ont participé. De nombreux délégués ont exprimé un sentiment de libération face aux contraintes des conférences annuelles de l’ONU, qui nécessitent l’approbation unanime des décisions. Juan Monterrey, représentant du Panama, a qualifié ce processus de « pris en otage » et devenu « obsolète ».

Sortir progressivement

Les participants ont convenu que la guerre au Moyen-Orient et le blocage des exportations du Golfe justifient une accélération de la transition énergétique. Le secrétaire d’État allemand à l’Environnement, Jochen Flasbarth, a commenté que le blocus du détroit d’Ormuz « a bouleversé le système des énergies fossiles », soulignant un besoin urgent de changement.

Des pays africains riches en ressources ont affirmé qu’ils continueraient à exploiter leurs réserves pour financer leur développement. Onuoha Magnus Chidi, conseiller auprès du ministre nigérian du développement régional, a réaffirmé la nécessité d’une « réduction progressive » des énergies fossiles, insistant sur l’équité dans cette transition.

Non contraignant mais influent

Les résolutions adoptées à Santa Marta n’ont pas de caractère contraignant. Un rapport détaillant des solutions et mesures a été élaboré, et un groupe scientifique a été désigné pour conseiller les gouvernements intéressés. La prochaine conférence sur la sortie des énergies fossiles est prévue pour 2027 dans l’archipel de Tuvalu, en partenariat avec l’Irlande.

D’ici là, les pays participants porteront leurs messages aux prochaines négociations de la COP31, qui se tiendra en novembre à Antalya, en Turquie.

Source : La Croix

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