
Affaire Epstein : Keir Starmer averti du « risque réputationnel » lié à Peter Mandelson
Le premier ministre britannique, Keir Starmer, avait été informé des risques posés par la nomination de Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur aux États-Unis, en raison de ses liens avec Jeffrey Epstein, selon des documents publiés par le gouvernement britannique le 11 mars.
Ancien ministre et figure du Parti travailliste, Peter Mandelson a été rappelé de Washington en septembre 2025 suite à de nouvelles informations le liant à Epstein, décédé en prison en 2019. Cette situation a fragilisé le gouvernement de Starmer, qui a dû faire face à des questions sur le processus ayant conduit à cette nomination.
Sous pression parlementaire, le gouvernement s’est engagé à publier les documents relatifs à la nomination et à la révocation de Mandelson. Ces documents indiquent qu’il est resté en contact avec Epstein après sa condamnation pour crimes sexuels en 2008, mentionnant en gras un « risque réputationnel ».
Peter Mandelson, ancien commissaire européen, aurait séjourné chez Epstein en juin 2009, selon ces documents. Un rapport de 2019 mentionne des relations « particulièrement étroites » entre les deux hommes. Le secrétaire d’État britannique aux relations intergouvernementales, Darren Jones, a déclaré que les documents ne révélaient pas l’ampleur des liens entre Mandelson et Epstein. En conséquence, le gouvernement a annoncé un renforcement du processus de nominations officielles.
Starmer a précédemment affirmé que Mandelson avait « menti de manière répétée » à Downing Street sur ses relations avec Epstein. En février, il a présenté ses excuses aux victimes d’Epstein et a exprimé ses regrets concernant cette nomination, entraînant la démission de son chef de cabinet et de son directeur de la communication.
Les documents révèlent également que le Trésor a accepté de verser 75 000 livres sterling (environ 86 800 euros) à Mandelson pour mettre fin à son contrat d’ambassadeur. Toutefois, l’ensemble du dossier n’a pas été rendu public.
Une partie des documents, potentiellement sensibles pour la sécurité nationale, doit être filtrée par une commission parlementaire. Le gouvernement a convenu d’un cadre avec la police pour divulguer des documents sans compromettre l’enquête en cours sur Mandelson.
Source : Le Monde avec AP, AFP et Bloomberg.






