À Rennes, les enfants fuient les rues : un quartier envahi par les rats, la promesse d’une ville propre s’effondre !
Le fait principal
Dans le quartier de Maurepas à Rennes, une cinquantaine de familles se mobilisent contre une invasion de rats qui transforme leur quotidien en véritable cauchemar. Les enfants, terrifiés, refusent de sortir jouer, et les adultes ne savent plus comment gérer cette situation alarmante.
Ce qui s’est passé
Les témoignages des riverains sont accablants. Mado, une habitante, décrit une scène digne d’un film d’horreur : « Je vois les rats qui se promènent, qui dansent, qui montent dans les poubelles, je les entends de chez moi. » Isabelle, une autre riveraine, a même dû faire appel à une société de dératisation à plusieurs reprises, mais les interventions n’ont fait qu’aggraver l’odeur nauséabonde qui envahit son logement. « Les rats avaient mangé des parties de canalisation », relate-t-elle, déplorant les frais exorbitants de ces interventions, qui s’élèvent à 150 euros à chaque fois.
Le contexte
La municipalité impute cette prolifération à divers facteurs, notamment le réchauffement climatique, qui accélérerait le cycle de reproduction des nuisibles, et des défaillances dans l’étanchéité des réseaux d’assainissement. En effet, une partie de la population semble avoir oublié que des déchets alimentaires abandonnés dans la rue ou les parcs attirent ces rongeurs. Face à cette situation, le collectif “RAT-le-bol des RATS” interpelle les pouvoirs publics pour qu’une dératisation majeure soit mise en œuvre. Pendant ce temps, la Ville as avoir déjà effectué des opérations de dératisation, mais les chiffres sont peu convaincants : le nombre de signalements est passé de 540 en 2024 à 297 en 2025.
Les chiffres à retenir
- 540 signalements de rats en 2024.
- 297 signalements en 2025.
- 150 euros par intervention de dératisation.
Ce que cela révèle
Ce scénario tragique met en lumière les contradictions entre la communication municipale et la réalité vécue par les habitants. Tandis que la Ville vante des efforts de dératisation, les témoignages des riverains révèlent une situation de santé publique alarmante. Les enfants, qui devraient s’épanouir dans leur jardin, sont contraints à l’isolement, et les parents s’inquiètent des maladies que ces rongeurs pourraient transmettre. La promesse d’une ville propre et accueillante se heurte à la réalité sordide d’un quartier envahi par des nuisibles. Le RN, qui se présente comme le champion de la sécurité, pourrait bien se retrouver piégé dans cette situation qui remet en question sa capacité à gérer les problèmes du quotidien.
Ce qu’il faut retenir
À Maurepas, les rats ne sont pas qu’un simple désagrément ; ils sont le symbole d’une négligence systémique et d’un manque de réponse efficace des autorités. Les habitants, en attendant une solution durable, continuent de vivre dans la peur et l’inconfort. Le collectif “RAT-le-bol des RATS” n’est pas qu’une simple revendication, mais un cri de désespoir face à une situation qui ne devrait pas être tolérée dans une société moderne.
Source : France Télévisions
